•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La Commission municipale enquêtera sur L'Ancienne-Lorette et le maire Loranger

Émile Loranger, assis à la table du conseil, s'adresse aux élus municipaux.
Le maire de L'Ancienne-Lorette, Émile Loranger Photo: Radio-Canada / Daniel Coulombe
Radio-Canada

La ministre des Affaires municipales Andrée Laforest se rend aux arguments des libéraux et demande à la Commission municipale d'enquêter sur L'Ancienne-Lorette et le maire Émile Loranger.

Un texte d’Alain Rochefort

« Comme dans le cas de Chambly, j'ai demandé à la Commission municipale de se pencher sur le dossier », a indiquée la ministre, en après-midi mercredi.

Andrée Laforest sur la situation à L'Ancienne-Lorette

Les élus de L’Ancienne-Lorette ont annoncé mardi soir, au conseil municipal, qu’ils ne demandent pas à la Commission municipale du Québec d'enquêter sur le comportement du maire en lien avec des événements entourant le dépôt d’une plainte de harcèlement psychologique à son endroit.

Or, c’est le maire lui-même qui a fait pencher la balance lors d’un vote à 4 contre 3.

« Une situation particulière »

« Une situation particulière » dénoncée par la porte-parole de l'opposition officielle en matière d'affaires municipales, Marie-Claude Nichols, qui réclamait à la ministre Andrée Laforest d’ouvrir une enquête.

« La ministre a le pouvoir et le devoir d’intervenir lors de situations particulières comme celle-ci en vertu de l’article 22 de la Loi sur la Commission municipale », indique-t-elle dans un communiqué.

J’ai une pensée pour les citoyens de L’Ancienne-Lorette qui apprennent cette situation via les journaux.

Marie-Claude Nichols, porte-parole de l'opposition officielle en matière d'affaires municipales

« La Coalition avenir Québec et Mme Laforest doivent passer de la parole aux actes rapidement et intervenir pour faire toute la lumière dans cette affaire, qui une fois de plus ressemble à un conflit d’intérêts », ajoute-t-elle.

Conflit d'intérêts?

« Je vais voter et si c'est illégal, ce sera renversé », a dit Émile Loranger, mardi soir, lorsqu'un élu lui a d'ailleurs demandé s'il était en conflit d'intérêts.

« Vous me faites penser à M. Trump qui pense qu’il peut se gracier lui-même », a rétorqué, excédé, le conseiller Charles Guérard.

La plainte visant personnellement Émile Loranger a finalement été réglée en médiation à la fin octobre et la Ville de L’Ancienne-Lorette a dû verser environ 200 000 $ à la plaignante.

Avec les frais d’avocats, la plainte déposée contre M Loranger a coûté 330 000 $ aux contribuables de L’Ancienne-Lorette.

Québec

Politique municipale