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Mots croisés et sudokus ne protègent pas contre la démence

Une personne fait des mots croisés.
Une personne fait des mots croisés. Photo: iStock
Radio-Canada

Le fait de s'adonner régulièrement à des activités intellectuellement stimulantes durant une vie ne protège pas contre le déclin mental lié à l'âge, mais stimule quand même les capacités mentales.

Les résultats obtenus par le Dr Roger Staff et ses collègues de l’Université d’Aberdeen en Écosse tendent cependant à montrer que la stimulation des capacités mentales tout au long de la vie mène à un niveau cognitif supérieur plus tard dans la vie, ce qui crée de meilleures conditions initiales à partir desquelles un déclin mental peut s’amorcer.

Le saviez-vous?

  • D’autres études indiquaient que les capacités mentales peuvent être maintenues ou même améliorées par la stimulation de l'esprit en réalisant des casse-têtes et des mots croisés.
  • Certaines recherches ont aussi montré que la lecture dès le plus jeune âge, les jeux de société et le fait de s'exercer à des instruments de musique au moins deux fois par semaine sont liés à une réduction significative du risque de démence.
  • Aucune étude n'a cependant démontré que l'entraînement cérébral prévient la démence.

Mais il existait un manque de données sur les capacités mentales des enfants et sur l'effet d’une pratique soutenue sur l'amélioration des résultats aux tests de démence dans les études sur le vieillissement mental.

C’est dans ce contexte que l’équipe écossaise a réalisé ses travaux, lors desquels elle a examiné l'association entre l'engagement intellectuel au cours d’une vie et les capacités mentales plus tard dans le vieillissement.

Elle a analysé les dossiers de 498 participants à une enquête menée en 1947. Ces participants étaient tous nés en 1936 et avaient participé à un test d'intelligence de groupe à l'âge de 11 ans.

Au début de la présente étude, ils avaient tous 64 ans. Ils ont été rappelés pour des tests de mémoire et de vitesse de traitement mental 5 fois sur une période de 15 ans.

De plus :

  • L’historique scolaire de chaque personne et ses résultats à un test de lecture pour adultes ont été consignés au début de l'étude.
  • Deux autres tests, l’un de mémoire verbale et l’autre d'appariement de symboles et de chiffres, ont aussi été menés.
  • Les niveaux d'intérêt en lecture et en résolution de problèmes, la prise en compte des idées et la curiosité intellectuelle ont été mesurés.

Quelques faits :

  • Le fait de s'adonner régulièrement à des activités intellectuellement stimulantes au cours d’une vie est lié à un niveau d'habileté mentale supérieur en vieillissant.
  • Ces activités n'ont aucun effet sur le déclin mental associé au vieillissement ni sur sa vitesse.
  • Le déclin cognitif des personnes stimulées sur le plan intellectuel durant leur vie se fait à partir d’un point de départ plus élevé.

Ainsi, le fait d’être intellectuellement actif et de le demeurer en vieillissant n’est pas sans effet.

Les auteurs rappellent qu’il s'agit d'une étude d'observation, et qu’il est impossible d’établir un lien de causalité en raison d'autres facteurs non mesurés, tels que la personnalité. Celle-ci peut en effet déterminer l'effort que les personnes âgées consacrent à de telles activités.

Un cerveau en santé

Les chercheurs rappellent que pour maintenir la santé du cerveau, il faut aussi maintenir une bonne forme physique, avoir une alimentation équilibrée, ne pas fumer, boire modérément et contrôler son poids, son cholestérol et sa tension artérielle.

Le détail de ces travaux est publié dans le British medical journal (Nouvelle fenêtre) (en anglais).

Médecine

Science