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Budget d’immobilisations au N.-B. : les économies seront-elles au rendez-vous?

Une voiture de police dans le stationnement de l'école.
Le projet de modernisation de l'école Cité des Jeunes d'Edmundston est un de ceux qui ont été reportés par le gouvernement Higgs. Photo: Radio-Canada / Kassandra Nadeau
Radio-Canada

Le Nouveau-Brunswick doit éviter que ses économies ne lui coûtent cher à l'avenir, selon un expert.

Le Nouveau-Brunswick réduit ses dépenses en infrastructures dans l’espoir d’équilibrer ses finances, mais il doit veiller à ne pas se retrouver un jour devant de coûteux besoins en ce domaine, recommande un économiste.

Le budget d’immobilisations 2019-2020 déposé mardi par le gouvernement de Blaine Higgs s’élève à 600,6 millions de dollars, soit près de 215 millions de dollars de moins que celui déposé l’an dernier par le gouvernement libéral précédent.

Plusieurs projets d’infrastructures routières et d’écoles sont reportés ou réévalués, et ils sont absents du budget d’immobilisations.

Le Nouveau-Brunswick doit rétablir l’équilibre budgétaire et surtout réduire sa dette, recommande l’économiste Richard Saillant, mais il conseille au gouvernement de se montrer quand même prévoyant.

Une saine approche pour la gestion des immobilisations, c’est de s’assurer que nos infrastructures ne nous coûtent pas beaucoup plus cher à l’avenir. Donc, pour les projets de demi-vie, par exemple pour les écoles, j’espère que ça va revenir bientôt à l’agenda de les refaire, ces projets-là, parce que c’est très important de s’assurer que nos infrastructures demeurent quand même en bon état, affirme Richard Saillant.

Richard Saillant porte des lunettes de vue. Un veston avec chemise. Il est en entrevue dans un studio de télévisionL'économiste Richard Saillant Photo : ICI Radio-Canada

Des dépenses déjà engagées

Dans son budget, le gouvernement Higgs a reporté les projets de rénovation de « mi-vie » de quatre écoles secondaires, dont celle d’Edmundston, la Cité des Jeunes A.-M. Sormany (CDJ).

Le député libéral d’Edmundston–Madawaska-Centre Jean-Claude D’Amours s’en offusque. Des dépenses ont déjà été engagées pour la modernisation de la polyvalente Cité des Jeunes, fait-il remarquer. L’investissement risque d’avoir été réalisé en pure perte si la construction tarde trop, d’après lui.

C’est complètement inacceptable de voir cette démarche-là de la part du gouvernement conservateur.

Jean-Claude D'Amours, député libéral d’Edmundston–Madawaska-Centre

Il dénonce également le report d’un autre projet dans sa circonscription, soit la création d’une unité de soins mères-enfants à l’hôpital régional d’Edmundston. Il soupçonne le gouvernement de favoriser le Sud, puisqu’un projet similaire sera financé à l’Hôpital de Moncton.

Le projet de modernisation de la Polyvalente W.-A.-Losier de Tracadie est également mis sur la glace, mais le maire de Tracadie, Denis Losier, préfère se montrer indulgent envers le gouvernement Higgs qui cherche, par ces compressions, à équilibrer les finances publiques, un objectif que partage la Municipalité de Tracadie, dit-il.

« Il faut laisser la chance au coureur », lance-t-il, en se consolant du fait qu’un deuxième projet d’infrastructure à la polyvalente, celui de la rénovation de son amphithéâtre, est maintenu.

La situation inquiète davantage à Edmundston, où des projets d’améliorations à mi-vie seront suspendus pour deux écoles, soit la Cité des Jeunes A.-M.-Sormany et l’École Saint-Jacques.

C’est certain que nous sommes extrêmement déçus et très inquiets. Après tout, une partie de notre mission, au Conseil d’éducation, consiste à assurer à nos élèves francophones d’aujourd’hui et de demain des infrastructures favorisant leur réussite éducative, commente, dans un communiqué, la présidente du Conseil d'éducation de district (CED), Francine Cyr.

Nouveau-Brunswick

Finances publiques