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Meng Wanzhou est libérée mais n’a pas terminé ses démarches avec la justice

Une femme asiatique porte une oreillette et regarde vers sa droite. Elle est vêtue en noir.

La directrice financière de Huawei, Meng Wanzhou, a été arrêtée le 1er décembre 2018 lors d'une escale à l'aéroport de Vancouver.

Photo : Reuters / Alexander Bibik

Radio-Canada

La directrice financière de Huawei, un géant chinois des télécommunications, a été libérée sous caution, mais ses démêlés avec la justice sont loin d'être terminés.

Un texte de Fanny Bédard

Meng Wanzhou doit retourner en cour le 6 février pour fixer une date d’audience sur les procédures entourant sa possible extradition vers les États-Unis. Elle a été arrêtée à Vancouver le 1er décembre dernier, car la justice américaine la soupçonne d’avoir utilisé une entreprise non officielle, Skycom, pour accéder au marché iranien de 2009 à 2014 en violation de sanctions américaines. Son avocat dément ces allégations et a promis de les contester si elle est extradée. Toutes ces démarches pourraient cependant durer plusieurs années.

L’avocat criminaliste Brock Martland, qui n’est pas lié au dossier de Mme Meng, estime qu’il s’agit d’un cas « incroyable et inhabituel ».

« L’extradition met de l'avant certaines considérations sur les façons dont deux pays s’entendent et interagissent entre eux », explique-t-il.

Me Martland ajoute que l’affaire se rendra un jour devant la ministre de la Justice du Canada, qui devra évaluer s’il faut aller de l’avant ou non avec l’extradition.

De nombreuses conditions liées à sa libération

Meng Wanzhou a été libérée mardi soir à Vancouver moyennant une caution de 10 millions de dollars, dont 7 millions payés en espèces. Cinq personnes servent de garantie à la femme d’affaires chinoise, dont le PDG de Lionsgate Risk Management, une compagnie de sécurité.

La fille du PDG et fondateur de Huawei doit aussi se présenter devant un agent de cautionnement, avoir une bonne conduite, demeurer dans une maison qui appartient à son mari à Vancouver et y rester entre 23 h et 6 h.

Une femme avec le visage éclairé par des lumières de caméra.

La directrice financière de Huawei, Meng Wanzhou, quitte une cour au centre-ville de Vancouver entourée d’une équipe de surveillance.

Photo : Radio-Canada / Alex Migdal

Meng Wanzhou doit également remettre ses passeports, porter un bracelet de surveillance électronique à la cheville et vivre sous une surveillance continue. Elle devra payer elle-même les frais de cette garde.

Une déclaration officielle de l’entreprise Huawei Technologies a salué sa libération.

« Elle se conforme à toutes les lois et à tous les règlements applicables dans les pays et les régions où elle dirige ses activités, y compris les lois de l’ONU, des États-Unis et de l’Union européenne sur le contrôle des exportations et les sanctions », a affirmé la compagnie.

D’après des informations de Michaële Perron-Langlais, Megan Batchelor et Jason Proctor

Justice

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