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Trouble de stress post-traumatique : enquête sur le cas de trois policiers d’Halifax

Des policiers marchent lors du défilé de la fierté gaie à Halifax.
La détective Debbie Carleton (à droite) lors d'un défilé de la fierté à Halifax. Elle est l'un des trois policiers qui ont porté plainte à la Commission des droits de la personne. Photo: Heather Surette
Radio-Canada

La Commission des droits de la personne de la Nouvelle-Écosse enquêtera sur les allégations de trois policiers de la Ville d'Halifax qui disent avoir fait l'objet de discrimination après avoir reçu un diagnostic de trouble de stress post-traumatique (TSPT).

La détective Debbie Carleton et les agents Mark Long et Kevin Johnson avaient déposé des plaintes formelles à la commission. Ils soutiennent que le service policier d’Halifax ne leur a pas fourni le traitement dont ils avaient besoin après leur diagnostic.

Le policier Mark Long affirme que la Ville a réduit son salaire lorsqu’il s’est absenté du travail après avoir reçu un diagnostic de TSPT de trois médecins.

Le policier Mark Long devant une auto-patrouille de la police d'Halifax.L’agent Mark Long affirme qu'on a réduit son salaire lorsqu'il s'est absenté du travail à cause du stress post-traumatique. Photo : Université Dalhousie

Pour sa part, la détective Debbie Carleton dit que le service policier avait accepté de financer des traitements à l’extérieur de la province pour son TSPT. Mais lorsqu’elle est revenue et qu’elle a dû s’absenter encore une fois du travail à cause d’une résurgence des symptômes, son employeur a refusé de continuer à payer ses traitements.

La « saveur du jour »

Elle a dénoncé publiquement la situation l’an dernier. Le chef de la police d’Halifax, Jean-Michel Blais, qui a lui aussi souffert du TSPT dans le passé et qui s'était exprimé à ce sujet, a alors affirmé que cette maladie était la « saveur du jour », ce qui lui a valu d’être qualifié d’hypocrite.

Jean-Michel Blais, chef de la police régionale d'Halifax.Jean-Michel Blais, chef de la police régionale d'Halifax, a affirmé que son service ne pouvait payer les traitements « Cadillac ». Photo : Radio-Canada

Il avait affirmé qu’il appartenait aux policiers eux-mêmes – au moins en partie – de se faire soigner et de continuer à avancer. Il estimait que son service n’avait pas les moyens de financer des traitements « Cadillac ».

La force policière n’a pas voulu faire de commentaires sur la décision de la commission pour ne pas nuire à son enquête.

Avec les informations de CBC

Nouvelle-Écosse

Santé mentale