•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L’ACFO Toronto veut défendre les droits « bafoués » des francophones

Des manifestants brandissent des pancartes devant l'édifice de l'Assemblée léguislative ontarienne.
L’ACFO de Toronto veut participer à la mobilisation des Franco-Ontariens. Photo: La Presse canadienne / Michelle Siu
Radio-Canada

Le président sortant de l'ACFO Toronto, Constant Ouapo, n'a pas caché sa déception au sujet des compressions aux services en français par le gouvernement de Doug Ford à l'assemblée générale annuelle de l'organisme mardi soir.

Un texte de Philippe de Montigny

L’organisme était sur le point de lancer, en collaboration avec le Commissariat aux services en français, une série de forums pour inciter les francophones du Grand Toronto à connaître et exercer leurs droits linguistiques.

Le président sortant affirme que le transfert du commissariat au bureau de l’ombudsman risque de compliquer la réalisation de ce projet et l’obtention d’un possible financement.

Constant Ouapo, président sortant de l’ACFO Toronto, debout pendant une réunionConstant Ouapo, président sortant de l’ACFO Toronto Photo : Radio-Canada / Philippe de Montigny

L’ACFO a plus que jamais besoin d’être proactive.

Constant Ouapo, président sortant de l’ACFO Toronto

M. Ouapo dit déjà avoir contacté d’autres associations de la région, dont l’Association des francophones de la région de York et l’ACFO Hamilton, pour mener ce projet à terme.

La députée néo-démocrate Suze Morrison, de passage à l’assemblée annuelle, a rappelé que son caucus a tenté de faire annuler les compressions en francophonie adoptées par les progressistes-conservateurs jeudi.

Votre langue, votre culture, votre histoire comptent. Doug Ford et son gouvernement sont insensibles aux préoccupations de votre communauté et ça me brise le coeur, a lancé Mme Morrison.

Un organisme qui bat de l’aile

La dernière année a été une occasion pour l’ACFO Toronto de se restructurer : l’organisme s’est doté d’un plan stratégique, a lancé un nouveau site web et s’est installé dans des locaux du Centre francophone de Toronto sans avoir à payer de loyer.

Parmi ses priorités, l’organisme veut intensifier son engagement politique, notamment en participant à la mobilisation des Franco-Ontariens et joignant officiellement le réseau des ACFO.

Mais l’ACFO Toronto n’a toujours pas d’employés ni de financement. Le président sortant dit toutefois avoir entrepris des démarches auprès de l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario pour y arriver.

L’AFO est prête à nous appuyer auprès de Patrimoine canadien, par exemple, pour obtenir un financement récurrent, dit-il.

Une rangée de gens devant une enseigneLes membres du conseil d'administration et la présidente d'assemblée (de gauche à droite) : Aline Ayoub, présidente d’assemblée, Stéphane Hamade, Nathalie Nadon, Tharcisse Ntakibirora, Albertine Chokoté, Serge Paul et Tom Galaty. Absents : Marino Miguela, Benjamin N’Goran et Clément Panzavolta. Photo : Radio-Canada / Philippe de Montigny

Plusieurs nouveaux visages

Plus de la moitié du conseil d’administration a dû être remplacé à l’assemblée générale annuelle, en raison des départs de cinq membres, dont le président Constant Ouapo.

Albertine Chokoté, Tom Galaty, Stéphane Hamade, Clément Panzavolta et Serge Paul ont été élus sans opposition.

Ils se joignent à Nathalie Nadon, Marino Miguela, Tharcisse Ntakibirora et Benjamin N’Goran, qui restent en poste.

Ils choisiront parmi eux un exécutif, dont une nouvelle présidence, lors de leur première réunion.

Toronto

Associations francophones