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Le maire Émile Loranger bloque une enquête qui l'aurait visé

Émile Loranger, assis à la table du conseil, s'adresse aux élus.
La Commission municipale du Québec n'enquêtera finalement pas sur le comportement du maire de L'Ancienne-Lorette. Les élus ont rejeté cette demande mardi soir par un vote de 4 contre 3 et c'est le maire Loranger lui-même qui a fait pencher la balance. Photo: Radio-Canada / Daniel Coulombe
Radio-Canada

L'Ancienne-Lorette ne demandera finalement pas à la Commission municipale du Québec d'enquêter sur le comportement du maire. Les élus ont rejeté cette demande mardi soir par un vote de 4 contre 3 et c'est le maire Loranger lui-même qui a fait pencher la balance.

« Je vais voter et si c'est illégal, ce sera renversé », a rétorqué Émile Loranger lorsqu'un élu lui a demandé s'il était en conflit d'intérêts.

« Vous me faites penser à M. Trump qui pense qu’il peut se gracier lui-même », a lancé, excédé, le conseiller Charles Guérard.

Avec cette demande d’enquête, certains conseillers voulaient faire la lumière sur les événements entourant le dépôt d’une plainte de harcèlement psychologique.

Cette plainte a finalement été réglée en médiation à la fin octobre et la Ville de L’Ancienne-Lorette a dû verser environ 200 000 $ à la plaignante.

Avec les frais d’avocats, la plainte déposée contre M Loranger a coûté 330 000 $ aux contribuables de L’Ancienne-Lorette.

« C'est irréel »

« Ce qui vient de se passer, c'est irréel », a laissé tomber Gaétan Pageau à l'ajournement de la séance.

Le conseiller trouve inconcevable que le maire ait voté pour s'opposer à une enquête le concernant. « Il est resté dans la salle. Il a participé au vote. C'est insensé, je ne comprends pas ce qui se passe. »

Gaétan Pageau fait aussi remarquer que dans les dernières semaines, alors qu'Émile Loranger ne siégeait pas, les conseillers avaient voté à l'unanimité en faveur d'une enquête de la Commission municipale.

Regarder en avant

La mairesse suppléante Sylvie Falardeau fait partie des conseillers qui ont changé d'idée.

Elle explique que la Commission municipale, après enquête, aurait pu suspendre le maire Loranger pour un maximum de trois mois.

Une conséquence qui, selon Sylvie Falardeau, ne méritait pas que la ville dépense davantage en frais d'avocats.

« Il faut continuer et on va gérer la ville. Un moment donné, il faut regarder en avant. »

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