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La Régie régionale de la santé du Nunavik dénonce l’absence de « volonté politique » de Québec

Un homme témoigne lors d'une commission d'enquête.
Me Jean-François Arteau, avocat à la Régie Régionale de la Santé et des Services Sociaux du Nunavik (RRSSSN) Photo: Radio-Canada / Mélanie Picard

L'avocat de la Régie régionale de la santé et des services sociaux du Nunavik, Jean-François Arteau, a dénoncé l'absence de « volonté politique » du gouvernement pour faire face aux enjeux autochtones. Dans sa plaidoirie devant la commission Viens, il a ciblé plusieurs problèmes qu'on laisserait perdurer, selon lui, au nom de la « résilience » des citoyens du Nunavik.

Un texte de Thomas Deshaies

Jean-François Arteau s’est montré consterné par la problématique du manque de logements qui touche des communautés du Nunavik. Une situation qui est la source de nombreux problèmes, car il manquerait environ 1000 unités, selon lui.

Pourquoi on vit à 12-13 dans un 3 et demi, qu’est-ce qui explique cela, sincèrement? s’est-il exclamé.

Je ne veux pas diminuer la facture du 950 millions (pour la construction des logements), mais c’est toujours bien juste de l’argent. On parle du monde, il y a du monde qui meurt à cause de cela.

Jean-François Arteau, avocat

Il y a une limite à la résilience

Me Arteau a abondé dans le même sens que des dizaines de témoins qui soutiennent que le nœud du problème, c’est notamment l’absence de volonté politique. Ça prend une volonté politique pour dire "ça suffit", a-t-il ajouté.

Selon lui, il y a une limite à minimiser les problématiques au nom de la résilience du peuple inuit. On se fait dire cela, le peuple inuit, c’est un peuple résilient, donc on va s’en occuper un peu moins, car c’est un peuple résilient, ce n’est pas un très bon argument, ça, je pense, a-t-il décrié.

Critique du processus de consultation de Québec

Les consultations menées par le gouvernement du Québec auprès des représentants des citoyens du Nunavik seraient inadéquates, a précisé Jean-François Arteau. Selon lui, les Inuits seraient consultés à la fin du processus d’élaboration des projets gouvernementaux les concernant. On n’est pas consultés, mais on est informés, a-t-il tranché.

Me Arteau y est allé de plusieurs recommandations au commissaire Jacques Viens, dont une pour l’instauration d’une formation sur la Convention de la Baie-James et du Nord québécois aux fonctionnaires, ainsi qu’une seconde portant sur la sécurisation culturelle. Il a aussi plaidé pour l’ouverture rapide d’un hôpital régional.

Abitibi–Témiscamingue

Autochtones