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Des soldats tirent des obus dans les Rocheuses pour empêcher les avalanches

Des soldats canadiens tirent au canon sur la montagne en Colombie-Britannique.
Des membres des Forces armées canadiennes utilisent un obusier de 105 mm pour le contrôle d’avalanches dans le cadre de l’opération Palaci au col de Rogers, en Colombie-Britannique (janvier 2011). Photo: Forces armées canadiennes
Radio-Canada

Des artilleurs de la base militaire de Shilo, au Manitoba, sont envoyés chaque année dans les Rocheuses pour une mission particulière. Ils tirent au canon pour empêcher la neige du mont Selkirk en Colombie-Britannique, de bloquer le col Rogers et de couper le lien routier et ferroviaire.

Les soldats déclenchent des avalanches dans la région par mesure de sécurité, une méthode qui allie les Forces armées canadiennes et Parcs Canada depuis plus de 50 ans.

Plusieurs soldats du 1er Régiment, Royal Canadian Horse Artillery de Shilo sont actuellement déployés dans le parc national des Glaciers, en Colombie-Britannique.

« Parcs Canada a des contrôleurs qui vont chaque année faire des mesures de neige pour déterminer si la couche qui est en montagne est stable ou non », explique le lieutenant Gabriel Paquet.

« S'ils déterminent que la couche de neige est instable, ils vont préférer que nous nous déployions pour l'amener sous contrôle au lieu d'avoir une avalanche qui pourrait être dangereuse. »

Trois soldats photographiés devant un canon. Des membres du 1er Régiment du Royal Canadian Horse Artillery tirent vers la montagne dans le col Rogers, en Colombie-Britannique. Photo : Ens 1 Melissa Kia, officier des affaires publiques, FAC

Dans ce cas, les militaires activent leurs pièces d'artillerie spécialement modifiées pour pouvoir être mises en batterie dans des chemins en zone montagneuse.

Les militaires utilisent un obusier de 105 millimètres qui tire des projectiles pesant de 50 à 60 livres à une distance de 2000 mètres en moyenne, selon le lieutenant Paquet.

La route est fermée chaque fois que les canons sont utilisés.

« On a des cibles prédéterminées le long des flancs de montagne. On sait exactement lorsque l'on tire où le projectile va atterrir et on sait exactement où est-ce qu'il faut qu'on tire pour produire l'avalanche que Parc Canada veut », indique le lieutenant Gabriel Paquet.

Écouter ici l'entrevue avec le lieutenant Gabriel Paquet au micro du 6/9.

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