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Mieux faire connaître les services en santé mentale chez les anglophones

Des membres du Groupe de travail sur la santé mentale et le mieux-être en conférence de presse à New Richmond
Des membres du Groupe de travail sur la santé mentale et le mieux-être en conférence de presse à New Richmond Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Un groupe de travail en santé mentale pour les communautés anglophones en Gaspésie lance un projet pour mieux leur faire connaître les services offerts dans la région.

Grâce à une aide de 70 000 $ répartie sur deux ans, le Committee for Anglophone Social Action (CASA) et le Family Ties (Carrefour Famille) de New Carlisle, des activités de sensibilisation se tiendront, dont deux forums en Gaspésie. Un guide sera aussi préparé.

Cynthia Dow, présidente du Groupe de travail sur la santé mentale et le mieux-êtreCynthia Dow, présidente du Groupe de travail sur la santé mentale et le mieux-être Photo : Radio-Canada

Cynthia Dow, présidente du groupe de travail sur la santé mentale et le mieux-être, estime qu’il est primordial d’aller chercher de l’aide pour diminuer la souffrance. Avoir une maladie mentale, c’est un grand défi mais pas la fin du monde, dit-elle. C’est important d'être conscient du fait que de maintenir un mieux-être mental, parfois, ça prend un effort particulier.

Elle insiste sur le fait qu'il n’est pas nécessaire d’avoir une maladie mentale pour aller chercher de l’aide. On pense par exemple au deuil, ça touche tout le monde, rappelle-t-elle.

Une population vulnérable

Nancy Gédéon,agente de planification, programmation et recherche - Santé mentale/Prévention du suicide/Substances psychoactives au CISSS de la GaspésieNancy Gédéon,agente de planification, programmation et recherche - Santé mentale/Prévention du suicide/Substances psychoactives au CISSS de la Gaspésie Photo : Radio-Canada

La population anglophone est vulnérable. Selon des données du Réseau communautaire de santé et services sociaux datant de 2011, il s’agit d’une population âgée, avec un taux chômage élevé, soit pratiquement le double des francophones. Plus de la moitié gagnent moins de 20 000 $ par année.

Selon Statistique Canada, le phénomène d’exode touche plus du double des anglophones que des francophones. Et selon l’Institut de la statistique du Québec, on compte environ 9000 personnes parlant anglais à la maison. Plusieurs anglophones sont donc sont unilingues.

Toutes ces raisons motivent le groupe de travail en santé mentale et en mieux-être à faire connaître les services aux anglophones, dans leur langue.

Par ailleurs, les activités débuteront au printemps et la planification se projette jusqu’en 2020. Mais le groupe de travail élabore un plan à plus long terme pour mieux cibler les besoins spécifiques à la Gaspésie.

Avec les informations de Pierre Cotton

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Santé mentale