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Les négociations chez Desjardins de Rouyn-Noranda piétinent

La caisse Desjardins de Rouyn-Noranda sur le boulevard Québec.
La caisse Desjardins de Rouyn-Noranda sur le boulevard Québec (archives) Photo: Radio-Canada / Archives
Radio-Canada

Un an après le début des négociations, il n'y a toujours aucune entente en vue entre le Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Caisse Desjardins de Rouyn-Noranda (CSN) et la direction de l'institution bancaire.

Avec les informations de Piel Côté

Dans cette négociation, c'est l'aspect monétaire qui retient l'attention et le dossier ne devrait théoriquement pas progresser au cours des prochaines semaines, puisqu'aucune date de négociation n'est prévue au retour des Fêtes.

Les deux parties tentent actuellement de s'entendre sur une convention de cinq ans, en incluant l'année 2018, qui est déjà passée. Sur trois des quatre prochaines années, un écart salarial de 1% subsiste entre les propositions patronales et syndicales.

Dans l'ancienne convention, qui s'étalait de 2013 à 2017, l'augmentation salariale était de 2,5 % par année. Pour la nouvelle convention, l'employeur offre 2,5 % en 2019, puis 1,5 % de 2020 à 2022. En 2019, ils nous offrent 2,5 %, soit ce que nous avions avant, mais ils ne nous font pas de cadeau, parce que c'est ce que le Mouvement Desjardins recommande, dans ses analyses économiques publiques, comme hausse de salaire partout au Québec, indique Isabelle Frelas, présidente du syndicat.

Une évaluation de rendement complexe

Chez Desjardins, les augmentations de salaire sont liées aux évaluations de rendement. Celles-ci sont par contre qualifiées de complexes par la partie syndicale. Isabelle Frelas et ses collègues ont d'ailleurs déposé 28 griefs, car ils jugent que l'évaluation est trop qualitative. Cet aspect représente donc aussi un enjeu majeur de la négociation.

Environ 50 % de l'évaluation est quantitative, c'est-à-dire jugée selon des chiffres, que ce soit les ventes ou autres.

Ce que l'employeur nous laisse miroiter, c'est que si tu te dépasses, tu pourras avoir une augmentation supérieure, mais dans une évaluation qui est à 50 % qualitative, il faut bien porter l'épinglette, être un bon joueur d'équipe performant, bien faire son message de boîte vocale, comment fais-tu pour te dépasser là-dedans, s'interroge la présidente du syndicat.

Une femme pose pour la caméra, l'air fâché.Isabelle Frelas, présidente du Syndicat des travailleurs et travailleuses de la Caisse Desjardins de Rouyn-Noranda (archives) Photo : Radio-Canada / Piel Côté

Malgré la trentaine de griefs déposés dont l'audition devant l'arbitre est prévue à la fin janvier, il y a cependant eu du progrès sur ce dossier, reconnaît Mme Frelas. L'employeur semble admettre que le système est trop complexe, estime-t-elle.

D'autres établissements en moyens de pression

Un des avantages du syndicat de Desjardins Rouyn-Noranda, selon la présidente, est que plusieurs autres caisses tomberont en moyens de pression. Cela pourrait permettre d'accélérer les négociations, croit-elle.

Le syndicat de Rouyn-Noranda , qui compte environ 65 membres, possède encore quatre journées de grève sur les cinq qui ont été votées plus tôt cet automne.

La direction de Desjardins n'a pas encore donné suite à notre demande d'entrevue.

Abitibi–Témiscamingue

Relations de travail