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Jeter les bases d'une politique nationale pour les proches aidants

La ministre responsable des Aînés et des Proches aidants, Marguerite Blais
La ministre responsable des Aînés et des Proches aidants, Marguerite Blais Photo: Radio-Canada / Fanny Samson
Radio-Canada

La ministre responsable des Aînés et des Proches aidants, Marguerite Blais, a consulté mardi des dizaines d'aidants et d'intervenants à Québec. Un exercice qui lui permettra de jeter les bases d'une première politique nationale pour les proches aidants, une promesse électorale.

Un texte de Fanny Samson

Un quart des Québécois de plus de 15 ans sont proches aidants, ont rappelé plusieurs intervenants réunis au pavillon Maurice-Pollack, à l’Université Laval.

Pour la ministre, qui a lancé un livre sur le sujet en août, c’est « un rêve qui commence à se réaliser ».

« Au dernier chapitre, la conclusion, c’est que ça prend une politique sur les proches aidants. C’est pour ça que je suis sortie de ma retraite », a souligné Marguerite Blais, répétant à plusieurs reprises qu'il faut protéger les aidants naturels et les reconnaître.

La politique nationale pour les proches aidants est l'une des promesses phares de la Coalition avenir Québec (CAQ) qui s'est engagée à injecter 93 millions de dollars.

« Je me suis présentée en politique parce que François Legault a accepté de faire une politique », a rappelé la ministre Marguerite Blais.

Trois personnes assises sur une table à l'avant d'une salle remplie.La ministre Marguerite Blais (au centre) écoute des proches aidants parler de leur expérience. Photo : Radio-Canada / Fanny Samson

Approfondir la réflexion

Plus d'une vingtaine de proches aidants et plusieurs organismes participent à divers ateliers pour approfondir la réflexion sur une réalité qui touche en grande partie des femmes et qui engendre des pertes de revenus d’environ 16 000 $ par an.

« Proche aidant, il y a des gens qui le sont, et il y a des gens qui le seront », a dit Marguerite Blais.

La ministre veut notamment établir un plan d’intervention pour les aidants « parce que malheureusement, il y a des personnes qui décèdent avant la personne aidée ».


Nombreuses attentes

Chloé Sainte-Marie (au centre) durant un atelier sur l'identification des grands enjeux et défis communs des proches aidantsChloé Sainte-Marie (au centre) durant un atelier sur l'identification des grands enjeux et défis communs des proches aidants Photo : Radio-Canada

La porte-parole de la Fondation Maison Gilles-Carle, Chloé Sainte-Marie, défend la cause des proches aidants depuis des années. Elle a joué ce rôle pendant 17 ans, auprès de son conjoint Gilles Carle.

Une première maison a d'ailleurs été inaugurée en son nom il y a six ans pour accueillir les aidés pendant que l'aidant se repose à la maison.

L'artiste espère que la politique nationale apportera davantage de ressources aux proches aidants.

Jamais on ne se souciait de mon sort.

Chloé Sainte-Marie, porte-parole de la Fondation Maison Gilles-Carle

« Les statistiques le disent, l’aidante meurt avant la personne aidée. Il faut donc rééquilibrer le rôle de l’aidante dans la société et la seule personne qui peut le faire c’est Marguerite Blais », a-t-elle ajouté.

La CAQ avait aussi promis lors de la campagne électorale d'appuyer financièrement la construction de 20 maisons Gilles-Carle et d'augmenter le crédit d'impôt offert aux aidants naturels.

La ministre Marguerite Blais croit pouvoir présenter son projet de loi en 2019, mais elle veut soumettre la politique nationale aux différents groupes avant d’aller de l’avant.

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