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Un concours d’architecture pour agrandir l’école Sophie-Barat

École secondaire Sophie-Barat
L'École secondaire Sophie-Barat compte actuellement 1667 élèves. Photo: Radio-Canada

La Commission scolaire de Montréal (CSDM) invite les architectes à rivaliser en ingéniosité pour proposer le meilleur projet d'agrandissement de l'établissement secondaire du quartier Ahuntsic, vieux de 160 ans.

Le projet de 17 millions de dollars prévoit notamment la construction de locaux pour les arts, des classes-laboratoires pour les sciences, des aires pour les activités étudiantes ainsi qu’une salle d’exposition. Ces travaux sont d’autant plus nécessaires que l’école connaît une augmentation croissante du nombre d’élèves. Elle en compte aujourd’hui 1667.

Catherine Harel Bourdon, la présidente de la CSDM, a souligné le caractère « hautement symbolique » de ce projet qui « permettra de faire le pont sur trois siècles, du 19e au 21e siècle ». C’est que le pensionnat du Sacré-Cœur, qui est devenu l’école Sophie-Barat, a ouvert ses portes en 1858.

Mme Harel Bourdon parle d’une « volonté d’aller de l’avant avec de la beauté », car « c’est un lieu qui a 160 ans d’histoire. Donc pour nous, c’est vraiment un lieu très favorable à avoir un concours d’architecture ».

Ce faisant, la présidente de la CSDM affirme que c’est aussi une manière « d’amener une concertation locale, une concertation aussi des élèves de l’école, du personnel et de la communauté environnante, parce que quand il y a un concours architectural, il y a toujours tout l’aspect de l'acceptabilité sociale du projet qui est regardé avec la communauté ».

Les architectes auront donc à tenir compte du cachet historique du bâtiment et c’est d’ailleurs ce qui fait la singularité de ce concours, selon Nathalie Dion, présidente de l’Ordre des architectes du Québec.

La CSDM doit convaincre Québec de contribuer financièrement à ce projet à hauteur de 4 millions de dollars, soit 25 % du coût total. Catherine Harel Bourdon doit en parler prochainement avec le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, et se dit sûre d’en arriver rapidement à une entente, d’autant plus, dit-elle, que le nouveau gouvernement s’est engagé à réduire les délais d’attente.

En tout état de cause, la présidente de la CSDM affirme que « si la tendance se maintient », les travaux d’agrandissement devraient durer de trois à cinq ans, en fonction des aléas financiers et de la délivrance des permis appropriés.

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