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Des poupées et des ours en peluche pour accueillir les enfants de réfugiés

Un jeune garçon africain tient dans ses bras une poupée africaine.

Kevine, 8 ans, a reçu cette poupée dans son colis de bienvenue du Conseil multiconfessionnel d'aide à l'établissement des immigrants au Manitoba (CMAEIM). Il est arrivé à Winnipeg avec sa famille congolaise en septembre.

Photo : Radio-Canada / Holly Caruk

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les enfants de réfugiés qui arrivent à Winnipeg sont désormais accueillis avec des colis de bienvenue contenant des ours en peluche et des poupées auxquels ils peuvent s'identifier afin de pouvoir être réconfortés pendant le processus de réinstallation.

Le programme est proposé par le Conseil multiconfessionnel d'aide à l'établissement des immigrants au Manitoba (CMAEIM). Les poupées et les ours sont destinés aux enfants de moins de 11 ans, tandis que les plus âgés reçoivent un sac de cadeaux adaptés à leur âge, comme des journaux, des lecteurs de musique et des livres.

Le CMAEIM fournit déjà des produits de première nécessité aux nouveaux arrivants pour les aider à s’établir, mais espère désormais que les poupées et les ours offriront aux enfants un compagnon qui les aidera à faire la transition vers leur nouveau pays.

« Le voyage les touche émotionnellement. En recevant ces poupées, c'est un soulagement, un réconfort », dit Flora Aruna, une employée du Conseil multiconfessionnel d'aide à l'établissement des immigrants au Manitoba, également connu sous le nom de Welcome Place.

Un garçon africain tient dans ses mains une poupée aux traits africains. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les poupées qui présentent des caractéristiques physiques similaires sont jumelées à des enfants de moins de 11 ans. Les poupées, ou ours en peluche, viennent également avec des vêtements culturellement représentatifs.

Photo : Radio-Canada / Holly Caruk

« Toutes les poupées et tous les ours sont habillés selon [la culture des enfants]. Et on peut aussi voir les visages des poupées et des ours. Ils ressemblent à ceux des enfants de chez eux. Les enfants se sentiront plus valorisés, ils se sentiront inclus. »

— Une citation de  Flora Aruna, Conseil multiconfessionnel d'aide à l'établissement des immigrants

En novembre, le CMAEIM a été contacté par une organisation américaine à but non lucratif appelée Don't Cry... I'm Here, qui travaille à jumeler des poupées et des ours en peluche avec des immigrants récemment arrivés à Minneapolis.

Sa présidente, Gail Harvey explique qu'elle voyait un besoin pour des poupées dans la propre population de réfugiés de sa communauté, mais qu'après le durcissement des règles d'immigration sous l'administration Donald Trump le nombre de nouveaux arrivants a diminué.

« Notre mission est de rejoindre ces enfants dès leur arrivée. Nous devons aller où ils se trouvent et aux États-Unis on parle beaucoup du fait que le Canada est très accueillant », souligne-t-elle.

Un don de 40 colis

Après avoir découvert l'existence de Welcome Place et son action auprès des réfugiés, l'organisation a offert de faire un don de 40 colis.

Chacun comprend une poupée ou un ours en peluche avec des vêtements et des accessoires représentant une culture ou un pays spécifique, ainsi que des livres, des couvertures et d'autres jouets.

Les poupées ont été conçues pour ressembler à des enfants de Syrie, d’Érythrée, du Congo ou de Somalie.

« Nous faisons beaucoup de recherches pour savoir quels sont leurs vêtements traditionnels, indique Gail Harvey qui a travaillé dans le secteur de la poupée pendant des années avant de créer Don't Cry... I'm Here.

L'organisation compte à présent 600 bénévoles répartis dans tout le pays pour se procurer des poupées et des vêtements.

Le mois dernier, le personnel de Welcome Place a rencontré Gail Harvey à Fargo afin de récupérer les 40 colis destinés aux enfants réfugiés.

Lundi, les premiers colis ont été distribués à une famille congolaise arrivée à Winnipeg en septembre.

Zeburie Mukaremara, mère de cinq enfants, âgés de 1 à 16 ans, estime que les jouets donneraient à ses enfants un moyen de jouer, mais qu'ils leur apporteraient également un peu de réconfort.

« Ils ne seront plus seuls », a-t-elle déclaré par l'entremise d'un traducteur.

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