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Les pompiers volontaires congédiés à Tracadie exigent des explications

Des pompiers embarquent dans un camion.

Neuf pompiers ont été remerciés ces dernières semaines à Tracadie.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les neuf pompiers remerciés par la Ville de Tracadie disent ne pas comprendre ce qui leur arrive. Certains d'entre eux comptaient près de 40 années d'expérience dans la communauté. La Ville de Tracadie a expliqué qu'ils n'ont pas passé les tests physiques et médicaux en vigueur depuis un an.

Yvon Saint-Coeur, un des membres fondateurs de la caserne Rivière-du-Portage–Tracadie Beach, a reçu une lettre lui indiquant qu’il ne répondait pas aux critères sur la santé et la condition physique des pompiers. Comme huit autres pompiers volontaires, il a été renvoyé.

Mais M. Saint-Coeur, 61 ans, dit avoir passé un examen de santé et attend le feu vert de son médecin pour se soumettre à un test physique.

Ils ne m’ont jamais rien demandé, signale M. Saint-Coeur au sujet de la Ville. Il n’y a pas eu de rencontre, ils ont juste décidé ceux qu’ils voulaient garder. 

Depuis six mois, 14 pompiers volontaires ont été remerciés de leurs services à Tracadie : 8 pompiers de la caserne de Rivière-du-Portage-Tracadie Beach, qui relève maintenant de Tracadie, et 6 autres de Tracadie.

Le service de Rivière-du-Portage-Tracadie Beach a fusionné avec celui de Tracadie en 2014. Il dessert environ 16 000 résidents de la municipalité régionale de Tracadie.

Il ne reste que 27 pompiers volontaires dans la région, dont dix à Rivière-du-Portage–Tracadie Beach. La Ville a embauché cinq pompiers à temps plein en juillet dans le cadre d’un projet pilote.

Le maire de Tracadie, Denis Losier, indique que les pompiers doivent soumettre un rapport médical au chef et passer le test physique tous les deux ans. Ils doivent aussi se soumettre à une vérification de leurs antécédents judiciaires tous les deux ans. Ces règlements sont en vigueur depuis l’an dernier.

Denis Losier indique que les pompiers congédiés ont reçu deux avertissements. La majorité d'entre eux a répondu aux critères, mais certains ont refusé de se conformer aux règles.

Certains répondaient rarement aux appels lors d’incendie, signale le maire, alors que la municipalité doit payer des assurances et l’équipement des pompiers volontaires inscrits à sa liste. Ils sont notre responsabilité, nous payons leurs frais d’assurances, indique Denis Losier.

Il précise que les pompiers volontaires pourraient réintégrer leur caserne s’ils réussissent les tests exigés.

Dur coup pour la fraternité

Yvon Saint-Coeur aurait souhaité célébrer 40 années de service comme pompier volontaire. Il a jusqu’à mercredi pour remettre l’équipement en sa possession, son téléavertisseur et les clés de la caserne qu’il a lui-même participé à bâtir.

Nous étions une équipe, explique Yvon Saint-Coeur. Il estime que cinq des neuf pompiers volontaires qui ont reçu la lettre de la Ville étaient des membres clés de la caserne.

Adelbert Basque est devenu pompier à Tracadie Beach en 1980 en même temps qu'Yvon Saint-Coeur et a lui aussi contribué à la construction de la caserne. Il a reçu une lettre en juillet lui disant que ses services n’étaient plus requis parce qu’il ne répondait pas assez souvent aux appels.

Je travaillais à Saint-Jean, soutient M. Basque. Je dois travailler, mais quand j’étais ici, je répondais aux appels.

M. Basque dit qu’il refusait ses indemnités et qu’il n’était donc pas tenu de répondre aux appels. Les pompiers volontaires reçoivent 25 dollars par appel.

Quant à Martin Robinson, en service depuis 19 ans, il tente toujours de connaître la raison de son congédiement.

Les trois anciens pompiers s’inquiètent de ce qui arrivera à Tracadie en cas d’incendie majeur depuis que douze d’entre eux ont quitté le navire. La maison va brûler et moi, je vais devoir rester assis sur mon divan et regarder la télévision, se désole M. Richardson.

Les pompiers envisagent d'assister à la réunion du conseil municipal, mardi soir, vêtus du manteau de leur caserne.

Avec les informations de Gail Harding et Jennifer Sweet de CBC

Nouveau-Brunswick

Société