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Meurtres au Mac’s : la Couronne demande 50 ans sans libération conditionnelle

Karanpal Bhangu et Ricky Cenabre
Karanpal Bhangu âgé de 35 et Ricky Cenabre, 41 ans, ont tous deux été abattus dans la nuit du 18 décembre 2015. Photo: CBC
Radio-Canada

Lundi, au palais de justice d'Edmonton, la Couronne a demandé une peine de prison à vie pour Laylin Delorme sans possibilité de libération conditionnelle avant 50 ans. Son avocat, quant à lui, invite le juge à faire preuve de compassion envers son client reconnu coupable de deux meurtres prémédités dans des dépanneurs Mac's d'Edmonton en 2015.

La Couronne a fait valoir qu’une peine sévère s’imposait pour refléter le fait que l'accusé avait pris deux vies. « C’était deux meurtres distincts dans le temps et dans l’espace », a plaidé le procureur Watson. Il a rappelé que l’accusé avait des antécédents judiciaires et un passé dans un gang de rue.

Comme facteur aggravant, l’avocat a également souligné l'implication d'un jeune de 13 ans dans les meurtres des dépanneurs et la vulnérabilité des deux victimes.

Plusieurs membres de la famille d’une des victimes étaient présents pour livrer leurs déclarations au tribunal. La famille de l’autre victime a préféré ignorer cette étape du processus judiciaire pour « mieux tourner la page », a expliqué maître Watson.

Sous les sanglots de sa mère, le fils de Ricky Cenabre, âgé d'à peine 18 ans, a expliqué qu'il avait perdu son avenir et ses rêves en même temps que son père. « Je suis physiquement et mentalement instable », a-t-il déclaré au juge Graesser.

Un appel à la compassion

De l'autre côté de la salle, l'avocat de Laylin Delorme, maitre Rauf, a répliqué en demandant une peine plus clémente. Il a rappelé au juge l'enfance difficile de l'accusé marquée par la violence et la négligence.

Victime d'abus sexuel en bas âge, toxicomane depuis l'âge de 16 ans et issu d'une famille qui connaît de nombreux problèmes de santé mentale, l’accusé, lui-même père d'un jeune enfant, a été décrit par son avocat comme un homme qui a besoin de compassion.

« 50 ans sans possibilité de libération conditionnelle est une peine cruelle, a plaidé l’avocat, qui tue toute forme d'espoir ».

Le juge n'a pas tranché sur le coup : sa décision sera rendue mardi à 11 h.

Alberta

Justice et faits divers