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Services en français : le ministre des Finances de l'Ontario refuse de parler de compressions

Une homme portant un complet et une cravate est debout derrière un lutrin sur lequel il est écrit en anglais: «Pour le peuple».
Le ministre ontarien des Finances, Vic Fedeli (archives) Photo: La Presse canadienne / Christopher Katsarov

Le ministre des Finances de l'Ontario, Vic Fedeli, ne veut pas utiliser le mot « compressions » pour désigner les nombreux changements apportés récemment dans les services en français dans sa province.

Un texte d'Angie Bonenfant

Le ministre préfère parler de mesures efficaces qui visent à rendre la province économiquement plus forte.

Nous avons décidé de ne pas financer quatre universités de l'Ontario. L'une d'entre elles s'avère être l'Université de l'Ontario français, a-t-il rappelé à l'issue d'une réunion des ministres des Finances tenue à Ottawa, lundi.

Nous aimerions cependant rappeler aux Franco-Ontariens qu'il y a dans la province 10 autres institutions d'études postsecondaires qui comportent 300 programmes en français, a-t-il ajouté.

M. Fedeli a aussi rappelé que son gouvernement a décidé, par mesure d'économie, de réduire le nombre d'organismes indépendants de neuf à six. C'est dans cet esprit, a-t-il précisé, que le poste de commissaire aux services en français sera intégré au Bureau de l'ombudsman.

« Nous avons renforcé le Bureau de l'ombudsman et, ça, c'est une amélioration », a-t-il laissé tomber.

Nous n'avons fait aucune coupe.

Vic Fedeli, ministre des Finances de l'Ontario

M. Fedeli invite tous les Franco-Ontariens à faire pression sur le gouvernement fédéral pour que l'Ontario reçoive sa juste part du financement pour les services en français.

En Ontario, nous recevons un peu plus de 2 $ par francophone, alors qu'au Nouveau-Brunswick, ils reçoivent 7 $ et au Manitoba, c'est plus de 35 $, a-t-il déploré. Nous aimerions recevoir un financement égal.

Ottawa-Gatineau

Économie