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Le régime ontarien de prestations d'invalidité contesté

Une foule tenant des bannières et des pancartes.
Environ une vingtaine de personnes ont participé à la manifestation devant les bureaux de la Commission de la sécurité professionnelle et de l’assurance contre les accidents du travail. Photo: Radio-Canada / Miguel Lachance
Radio-Canada

Un groupe de soutien pour travailleurs blessés de Thunder Bay a participé lundi à un mouvement provincial en organisant une manifestation devant les bureaux de la Commission de la sécurité professionnelle et de l'assurance contre les accidents du travail (WSIB).

Un texte de Miguel Lachance

Selon Janet Paterson, la vice-présidente du Thunder Bay & District Injured Workers Support Group (TBDIWSG), beaucoup de victimes d’accidents et de maladies liées au travail ne reçoivent pas les indemnisations auxquelles elles ont droit.

La Commission ne fait pas son travail. Ils utilisent toutes sortes d’excuses pour éviter des verser des indemnisations et cela laisse les victimes et leur famille dans une situation difficile. Cela doit cesser.

Janet Paterson, vice-présidente du TBDIWSG

Près de la moitié des victimes d’accident de travail vivent dans la pauvreté, affirme Mme Paterson.

Elle ajoute être troublée par le fait que plus de la moitié des décisions de la WSIB portées en appel sont infirmées.

Si mes employés prenaient des décisions systématiquement annulées par un supérieur, je me dirais qu’il y a un problème, illustre-t-elle.

Selon le groupe de soutien, qui cite les rapports annuels de la WSIB, les actifs de la commission ont plus que doublé entre 2010 et 2017, passant de 16,8 à 35,7 milliards de dollars.

Le TBDIWSG soutient que le total des indemnisations versées a été coupé de moitié dans la même période.

Le public a besoin de savoir ce qui se passe derrière les portes closes de la WSIB. L’administration [de la commission] se concentre sur la réduction des coûts, en coupant les vivres aux travailleurs blessés au travail. Et nous pensons qu’ils enfreignent la loi pour le faire.

Eugene Lefrancois, président du TBDIWSG

Steve Mantis, le trésorier du TBDIWSG, dénonce une réorganisation du travail à la WSIB. Avant, tu avais un arbitre qui te suivait pendant un certain temps, dit-il. Maintenant, il n’y a personne qui est responsable de ta réclamation et qui connaît bien ton dossier.

Un homme dans une manifestation.Steve Mantis, le trésorier du TBDIWSG. Photo : Radio-Canada / Miguel Lachance

Ross Singleton, bénéficiaire d’une pension d’invalidité, affirme qu’il souffre d’anxiété lorsqu’il doit se rendre dans les bureaux de la commission.

Il croit avoir été mieux traité que d’autres victimes d’accident de travail qu'il a rencontrées, mais précise qu’il a tout de même dû attendre quatre ans avant de recevoir un premier paiement.

Des participants à une manifestations.Ross Singleton (à droite), qui a oeuvré pendant 25 ans auprès de travailleurs blessés, craint que la situation empire à cause du gouvernement de Doug Ford. Photo : Radio-Canada / Miguel Lachance

Des manifestations semblables sont organisées ailleurs en Ontario tout au long de la semaine par les membres du Ontario Network of Injured Workers Groups (le Réseau ontarien des groupes de travailleurs blessés).

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Accident de travail