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Postes Canada : Ottawa impose une médiatrice

La ministre du Travail, Patricia Hajdu, au Parlement
La ministre du Travail, Patricia Hajdu, a unilatéralement choisi une médiatrice pour tenter de dénouer l'impasse à Postes Canada. Photo: La Presse canadienne / Adrian Wyld
Radio-Canada

Le gouvernement fédéral a imposé son choix de médiatrice pour tenter de faire progresser le dossier de Postes Canada, lundi, après que le patronnat et les syndiqués de la société d'État n'eurent pas réussi à trouver un terrain d'entente.

Dans une annonce présentée lundi après-midi, la ministre fédérale de l'Emploi, du Développement de la main-d'oeuvre et du Travail, Patricia Hajdu, a fait savoir qu'« après consultation du président du Conseil canadien des relations industrielles (CCRI) », son choix s'était porté sur Elizabeth MacPherson, une ancienne présidente du CCRI.

Le mandat de Mme MacPherson consistera à aider les parties « à conclure de nouvelles conventions collectives ». Postes Canada et le Syndicat des Travailleurs et Travailleuses des Postes (STTP) disposent maintenant d'une semaine pour s'entendre. En cas d'échec, le mandat de la médiatrice pourra être prolongé pour un maximum de 14 jours, à la demande des parties.

Et si ce prolongement ne suffit pas, Mme MacPherson devra alors trancher en arbitrage toutes les questions faisant toujours l'objet d'un litige, a précisé la ministre Hajdu.

Sans convention collective depuis le 31 décembre 2017, les syndiqués du STTP réclament entre autres un minimum d'heures de travail garanti, une meilleure sécurité d'emploi et de meilleurs salaires pour les employés ruraux et de la banlieue.

Les employés ont déclenché des grèves tournantes le 22 octobre, ralentissant la distribution du courrier et des colis, au grand dam de l'employeur, qui craignait des retards importants pendant la période des Fêtes. Le gouvernement Trudeau a, environ un mois plus tard, adopté une loi forçant le retour au travail des grévistes et donnant 90 jours aux parties pour s'entendre.

Des livraisons « sept jours sur sept »

Le président du STTP, Mike Palecek, a par ailleurs soutenu, dans un courriel envoyé lundi, que les syndiqués travaillaient « sept jours sur sept » pour livrer les colis accumulés et pour éviter les retards durant les Fêtes.

M. Palecek n'a pas été en mesure de confirmer que l'on comptait bel et bien un retard de 6 millions de collis en attente dans les centres de tri du pays, une information avancée par Postes Canada. De son côté, la société de la Couronne a indiqué qu'elle ne pouvait pas garantir ses délais habituels de livraison en raison, justement, du retard accumulé.

« S'il existe bel et bien une accumulation de 6 millions de colis, cela n'a rien à voir avec les grèves tournantes du STTP, et ressemble davantage à une mauvaise planification de la part de Postes Canada pour effectuer ses livraisons durant les Fêtes », a estimé le président du STTP.

Avec les informations de CBC News

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