•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L'offre de services en français continue de croître à l'Île-du-Prince-Édouard

Affiche annonçant des services bilingues

Affiche annonçant des services bilingues.

Photo : Radio-Canada / François Pierre Dufault

Radio-Canada

L'offre de services en français continue de croître à Île-du-Prince-Édouard. C'est ce qui ressort du plus récent rapport annuel sur la Loi sur les services en français (LSF) de la province, déposé la semaine dernière à l'Assemblée législative.

Un texte de François Pierre Dufault

Le nombre de services gouvernementaux désignés bilingues est passé de trois à six entre avril 2017 et mars 2018, soit la période couverte dans le rapport. En décembre dernier, le gouvernement a désigné la ligne Info-santé 811, de même que l'offre d'information et les services en personne au Musée acadien à Miscouche.

Les trois services qui ont été désignés, c'est quelque chose que la communauté attendait depuis un bon moment, se réjouit Jacinthe Lemire, la présidente du comité consultatif de la communauté acadienne et francophone, qui veille à ce que le gouvernement soit informé des priorités de la minorité linguistique.

Lorsqu'un service est désigné en vertu de la LSF de l'Île-du-Prince-Édouard, le gouvernement provincial a l'obligation de l'offrir en français ou en anglais, au choix de la personne, et avec une qualité comparable dans les deux langues.

Un poste désigné en moins

Le nombre d'employés de la fonction publique provinciale capables d'offrir des services en français a lui aussi augmenté, de 266 à 281. Par contre, le nombre de postes désignés bilingues dans la fonction publique a légèrement diminué, de 142 à 141.

Cette diminution s'explique par la privatisation de la vente d'alcool dans la région Évangéline, selon Jacinthe Lemire. Lorsque le magasin d'Alcool Î.-P.-É. à Wellington a été transféré à la Coop, il y a quatre postes désignés bilingues qui sont allés du côté du secteur privé. Mais il y a trois [nouveaux] postes qui ont été désignés [ailleurs dans la fonction publique]. Donc, c'est pour ça qu'il y a un poste désigné de moins, explique-t-elle.

La présidente du comité consultatif de la communauté acadienne et francophone dit vouloir encourager l'offre active de services en français. Si un employé [bilingue] du gouvernement donne un service à une personne et qu'il se rend compte que cette personne parle français, il devrait essayer de la servir en français, dit-elle.

Le recrutement d'employés bilingues demeure toutefois un défi, concède Jacinthe Lemire.

Trois nouvelles désignations

Depuis le 31 mars dernier, le gouvernement de l'Île-du-Prince-Édouard a désigné trois autres services, ce qui porte maintenant à neuf le nombre de services désignés bilingues dans la province. Il s'agit du service à la clientèle au centre Accès Î.-P.-É. à Wellington, du Programme de partenariat culturel communautaire, de même que des services d'accompagnement offerts aux éducateurs de la petite enfance.

Les autres désignations – soit la signalisation routière, le service d'information aux voyageurs 511 et le service à la clientèle aux bibliothèques de langue française à Abram-Village, à Charlottetown et à Summerside – remontent à l'adoption de la LSF en 2013.

Le premier ministre Wade MacLauchlan, qui est également ministre responsable des Affaires acadiennes et francophones, a laissé entendre que son gouvernement pourrait procéder à d'autres désignations dans un proche avenir.

Île-du-Prince-Édouard

Société