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  • Brexit : une question qui désunit le Royaume-Uni

    L'animatrice Pascale Nadeau présente les réactions aux résultats du vote sur le brexit.  En arrière d'elle une mortaise où les mots brexit l'onde de choc sont écrits.
    La question du retrait du Royaume-Uni de l'Union européenne divise profondément la société britannique. Photo: Radio-Canada
    Radio-Canada

    Le plan négocié par la première ministre britannique Theresa May pour sortir le Royaume-Uni de l'Union européenne est en grande difficulté. La couverture effectuée par nos correspondants souligne depuis quelque temps déjà la division que crée ce qu'on appelle communément le Brexit au sein de la population britannique.

    Des divisions visibles depuis longtemps

    On a repris notre pays!

    Nigel Farage, chef de file du camp du retrait britannique de l’Union européenne (traduction libre)

    Une décision lamentable!

    Une électrice britannique (traduction libre)

    L’entente négociée par la première ministre britannique Theresa May et les autorités de l’Union européenne ne passe pas comme une lettre à la poste. Le Parlement et la population britanniques montrent de profondes divisions. Ces divisions étaient déjà perceptibles avant le référendum sur le retrait de l’Europe du 23 juin 2016.

    Téléjournal, 24 juin 2016

    Le 24 juin 2016, notre envoyé spécial Jean-François Bélanger propose au Téléjournal animé par Pascale Nadeau un reportage qui identifie les lignes de faille qui existent au sein de la société britannique sur la question de l’adhésion à l’Europe.

    On conclut que le Royaume-Uni est pratiquement divisé en deux sur cette question.

    Les Britanniques viennent de voter pour une sortie de l’Union européenne. La réaction le matin du 24 juin est très contrastée au sein de la population.

    Si certains sabrent le champagne, d’autres huent Boris Johnson, le chef du camp victorieux, alors qu’il sort de chez lui.

    Le reportage de notre correspondant montre aussi les conséquences inattendues qui découlent de la décision de négocier un Brexit.

    Le premier ministre David Cameron, qui a parié que ce référendum calmerait les ardeurs d’euroscepticisme au sein de son parti conservateur, voit son plan lui exploser au visage.

    Il est contraint à la démission.

    Les fractures inattendues en Écosse et en Irlande du Nord

    On constate également une réouverture de fractures profondes que provoque la décision britannique de se retirer de l’Europe.

    L’Angleterre et le pays de Galles ont voté pour quitter l’Union européenne. Ce n’est pas le cas de l’Écosse ni de l’Irlande du Nord.

    Les résultats du référendum rendent particulièrement furieux les Écossais.

    L’histoire est parfois ironique.

    Revenons à la consultation sur la souveraineté écossaise tenue en 2014.

    Le gouvernement britannique avait alors invoqué l’argument que l’Écosse serait automatiquement exclue de l’Union européenne si cette dernière optait pour une séparation du Royaume-Uni.

    Or, en 2016, c’est le Royaume-Uni qui décide d'abandonner l’Union européenne alors que les Écossais ont voté pour y demeurer à 62%.

    Cela force la première ministre écossaise Nicola Sturgeon à suggérer qu’un deuxième référendum sur la souveraineté de l’Écosse pourrait être convoqué.

    Téléjournal, 19 juin 2018

    Le départ du Royaume-Uni de l’Europe soulève un autre écueil comme le souligne notre correspondant Sylvain Desjardins dans un reportage sur la situation irlandaise au Téléjournal du 19 juin 2018 qu’anime Céline Galipeau.

    Il y a une réelle possibilité que soit réinstaurée une frontière plus ou moins étanche entre la province britannique de l’Irlande du Nord et la République d’Irlande qui est membre de l’Union européenne.

    Ce rétablissement risque à son tour de mettre en péril les Accords du Vendredi saint qui assurent la paix entre les communautés catholique et protestante qui habitent l’Irlande du Nord.

    Or, l’entente entre la première ministre Theresa May et l’Union européenne donne un statut à l’Irlande du Nord qui pourrait quitter plus tard l’Union européenne que le reste du Royaume-Uni.

    Cela incommode beaucoup de gens au Royaume-Uni.

    Toutes ces complications alimentent un profond mécontentement dans le camp des Britanniques qui préféreraient demeurer en Europe.

    Téléjournal, 23 juin 2018

    Deux ans jour pour jour après le vote pour le Brexit, comme l’indique l’animatrice Pascale Nadeau lors du Téléjournal présenté le 23 juin 2018, des milliers de manifestants sont descendus dans les rues de Londres pour exiger la tenue d’un nouveau référendum sur cette question.

    De l'autre côté du spectre politique, l'accord proposé par Theresa May enrage les partisans d'un Brexit dit « dur » qui couperait franchement les liens avec l'Union européenne.

    Il n’est pas exclu que l'un ou l'autre de ces camps voie son souhait se réaliser. Pendant ce temps, les Britanniques vivent dans le brouillard.

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