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La Ville de Montréal se dote d'un plan de gestion du coyote

Plan rapproché d'un coyote au pelage fauve.
Des citoyens ont signalé avoir aperçu des coyotes à la Ville de Montréal à plus de 250 reprises de juin 2017 à janvier 2018. Photo: iStock

La Ville de Montréal a dévoilé lundi son plan de gestion de la présence du coyote dans la métropole. L'objectif du plan de gestion est de favoriser la coexistence avec les coyotes vivant en milieu urbain en misant sur l'éducation du public, sur des méthodes de modification comportementale des coyotes et sur des interventions ciblées visant les animaux agressifs pour assurer la sécurité des citoyens.

La mairesse d’Ahuntsic-Cartierville, Émilie Thuillier, en a fait l’annonce par voie de communiqué. Il s’agit du premier plan du genre à voir le jour au Québec.

Il a été élaboré par un comité de concertation formé en janvier à la suite d’incidents avec des coyotes survenus en juin 2017 dans les arrondissements centraux de la ville, dont Ahuntsic-Cartierville et Villeray–Saint-Michel– Parc-Extension.

Le plan de gestion s’articule autour de trois principaux volets : l’acquisition de connaissances sur la répartition des coyotes et sur leurs comportements, la communication avec le public et les interventions directes permettant de réduire les conflits avec ces animaux.

Plus précisément, ces interventions directes consistent à appliquer des méthodes de modifications comportementales, ou encore à capturer les coyotes agressifs, afin d’assurer la sécurité des résidents.

« Avec la sécurité publique au cœur de nos décisions, la science en appui et en respect à la biodiversité, ainsi que plusieurs mois d’acquisition de données, ce premier plan de gestion nous donne les outils nécessaires pour gérer et coexister efficacement avec le coyote sur le territoire montréalais. Cela signifie pour nous de laisser aux coyotes le droit d’exister, sans pour autant le laisser menacer la sécurité des gens », a déclaré Émilie Thuillier.

Le plan de gestion de la présence du coyote en milieu urbain sera révisé annuellement.

Des mesures mises en place

La Ville de Montréal a mis en place un formulaire de signalement en ligne et la ligne téléphonique Info-coyotes, qui permettent aux citoyens de rapporter rapidement la présence d’un coyote à l’équipe affectée son encadrement.

De plus, la municipalité annonce qu’un projet de télémétrie sera réalisé en 2019, dans le but de suivre les déplacements de quelques coyotes, qui seront munis de colliers GPS.

Un programme d’effarouchement visant à corriger les comportements anormaux des coyotes à l’aide de méthodes de conditionnement négatif figure dans le plan. L’objectif poursuivi est de réapprendre à l’animal à avoir peur de l’humain.

Le document révèle que dans des secteurs où des comportements agressifs envers les humains seront observés, une campagne de capture sera mise en place.

On y lit : « Les coyotes seront capturés selon les normes en vigueur et euthanasiés, puisque la relocalisation s’est révélée un moyen inefficace ».

Depuis juin 2017, l'administration montréalaise a fait état de 19 personnes mordues sur son territoire. Il s'agissait toutefois toujours de blessures superficielles, précise-t-ton.

De bons comportements

Nous allons continuer de diffuser de l’information sur l’écologie et sur le comportement du coyote, en plus de faire la promotion des comportements que doit adopter la population pour favoriser la coexistence.

Émilie Thuillier

Ainsi, les autorités vont s’affairer à sensibiliser la population sur l’importance de ne pas nourrir un animal sauvage, l’obligation pour les propriétaires de chiens de tenir leur animal en laisse et de gérer efficacement ses déchets.

La Ville de Montréal possède peu d’information sur la répartition du coyote sur son territoire. De plus, il n’existe aucune donnée sur la taille de cette population.

La Ville souligne que les coyotes sont aujourd’hui présents dans l’ensemble des grandes villes nord-américaines, qu’ils se nourrissent principalement de rongeurs et qu’ils évitent normalement les quartiers résidentiels.

Le comité de concertation à l’origine du plan regroupe des représentants du service des grands parcs, du Mont-Royal et des sports de la Ville, du Service de police de Montréal et du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs.

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