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Encadrement des spiritueux québécois : des règles à clarifier

Bouteille de gin

D'autres bouteilles seront bientôt disponibles.

Photo : page Facebook

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Vis-à-vis la mauvaise interprétation de certains distillateurs, la Société des alcools du Québec (SAQ) et l'Association des microdistilleries du Québec tiennent à préciser les exigences imposées dans l'analyse des spiritueux vendus à la fois dans les succursales et directement à la distillerie.

Un texte de Martin Toulgoat

Depuis juillet, la réglementation permet aux distillateurs de vendre leurs produits sur les lieux de production.

Contrairement à ce qui a été interprété par certains d'entre eux, la SAQ explique qu’elle n'exige pas d'analyser l'ensemble d'une production, mais seulement des échantillons, ce que confirme l’Association des microdistilleries du Québec.

Jean-François Cloutier est président de l'Association des microdistilleries du QuébecAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Jean-François Cloutier est président de l'Association des microdistilleries du Québec

Photo : Radio-Canada

« C’est une analyse unique à l’introduction d’un nouveau produit sur le marché. Ensuite, il va y avoir des analyses faites de façon aléatoire par la SAQ, selon les livraisons. Donc, il n’y a pas d’analyse systématique à chaque envoi. »

— Une citation de  Jean-François Cloutier, président, Association des microdistilleries du Québec

Par contre, les distillateurs souhaitent offrir des produits de saison et les délais d'analyse et de transport peuvent atteindre quatre mois, ce qui risquent de freiner le développement de ce créneau.

Bouteille de gin Radoune de la distillerie O'DwyerAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une bouteille de gin Radoune, de la distillerie O'Dwyer

Photo : Radio-Canada

« Alors quand on parle d’un produit saisonnier, un délai de quatre mois peut être assez long. C’est certain que nous, on essaie de discuter avec la SAQ pour qu’il y ait d’autres mécanismes pour introduire des produits uniques. »

— Une citation de  Jean-François Cloutier, président, Association des microdistilleries du Québec

Beaucoup de route pour des bouteilles

Certains distillateurs trouveraient plus logique, d’un point de vue environnemental, de livrer directement leur production dans les SAQ près de leur lieu de production.

Un autre objectif serait aussi de réduire les délais, alors que les bouteilles produites dans l’est de la province, vendues dans les succursales de la société d’État, doivent transiter par un entrepôt de Québec avant de revenir dans leur région de production.

Gin Saint-Laurent. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Gin Saint-Laurent.

Photo : Radio-Canada

Mais selon l’Association des microdistilleries du Québec, cela dépend du modèle d’affaires de chaque entreprise.

Le réseau de distribution de la SAQ est très efficace, très performant, et permet d’alléger les besoins logistiques d’une entreprise, explique son président et copropriétaire de la Distillerie Saint-Laurent de Rimouski. Par exemple, ici, on va distribuer dans 350 succursales au Québec, bien c’est la SAQ qui s’occupe de la distribution. Ça a un coût, mais ça fait partie du service qui est rendu.

Par contre, pour les distilleries qui produisent de plus petits volumes, vendre directement à la succursale locale de la SAQ pourrait sans doute être un avantage, conclut l’Association des microdistilleries du Québec.

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