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  • Archives
  • Il y a 25 ans, Sylvie Fréchette recevait enfin sa médaille d’or

    Montréal ce soir, 6 août 1992

    Le 15 décembre 1993 marque la fin d'un long chapitre pour la nageuse Sylvie Fréchette. Dans une cérémonie grandiose au Forum de Montréal, l'athlète olympique reçoit finalement la médaille d'or qu'elle aurait dû gagner. L'histoire commence 16 mois auparavant, aux Jeux olympiques de Barcelone, alors qu'elle se voit attribuer la médaille d'argent en raison de l'erreur d'une juge. Replongez en archives dans cette saga sportive.

    Au bulletin de nouvelles Montréal ce soir du 6 août 1992, la journaliste Hélène Tainturier rapporte les détails entourant la compétition de nage synchronisée aux Jeux olympiques de Barcelone.

    L’athlète québécoise Sylvie Fréchette vient d’offrir la performance de sa carrière. Mais, victime d'une erreur d'une des juges, elle monte sur la deuxième marche du podium. Elle se voit offrir la médaille d’argent, derrière l'Américaine Kristen Babb-Sprague.

    Sa chorégraphie avait pourtant été impeccable.

    Voulant lui donner la note de 9,7, une juge inscrit par erreur la note de 8,7. La juge admet son erreur, mais l'arbitre en chef et la Fédération internationale de natation amateur (FINA) refusent de changer le pointage.

    La décision enflamme le monde sportif. Plusieurs montent aux barricades pour défendre la nageuse québécoise et rectifier le tir. La saga s’écoulera sur plusieurs mois.

    Le retour triomphal

    Malgré sa déception de ne pas avoir obtenu l’or, Sylvie Fréchette revient à Montréal la tête haute.

    Son arrivée à l’aéroport de Dorval est triomphale. Plus de 500 personnes se sont déplacées pour accueillir l’athlète et lui témoigner leur affection.

    Je suis vraiment très surprise. Je n’ai jamais douté du support des gens, jamais. Mais jamais je ne pensais que ça allait être aussi fort que ça.

    Sylvie Fréchette, athlète olympique

    En geste symbolique, une cérémonie de remise de médaille est organisée et une médaille d’or est portée à son cou.

    La journaliste Joyce Napier raconte ce moment au bulletin de nouvelles Montréal ce soir du 11 août 1992.

    La nageuse a confiance en l’avenir, elle qui souhaite alors se retirer du monde de la compétition. Et une chose est certaine, « je veux être heureuse, je veux faire quelque chose que j’aime et je veux avoir l’impression d’accomplir quelque chose ».

    Cette quête du bonheur survient alors que Sylvie Fréchette a vécu de dures épreuves avant les Jeux olympiques de Barcelone de 1992. Il y a d’abord eu le deuil de son grand-père au début de l’année, puis celui de son conjoint quelques jours avant son départ pour Barcelone.

    L’erreur de la juge et la déception de l’argent viennent s’ajouter à la montagne russe d’émotions.

    La fin victorieuse de l’histoire

    Une décision de la FINA est rendue 14 mois après la fin des Jeux olympiques. Il est recommandé que Sylvie Fréchette reçoive la médaille d’or en réparation de l’erreur commise.

    Le CIO approuve la recommandation. Sylvie Fréchette et l’Américaine Kristen Babb-Sprague sont ainsi toutes deux médaillées d’or pour l’épreuve de nage synchronisée.

    Deux mois plus tard, le 15 décembre 1993, un grand hommage est offert à l’athlète au Forum de Montréal, permettant ainsi de lui décerner la médaille.

    Je sens que je vais recevoir la médaille d’or pour un peuple entier, alors c’est une grande fierté.

    Le maire de Montréal, Jean Doré, lui annonce alors que la piscine du complexe sportif Claude-Robillard portera désormais son nom.

    La journaliste Joyce Napier assiste à la cérémonie pour son reportage au Téléjournal du 15 décembre 1993.

    Malgré la réparation et l’annonce de sa retraite, Sylvie Fréchette retourne à l'entraînement en vue des Jeux olympiques d'Atlanta, où elle remporte une médaille d'argent.

    Les Jeux d'Atlanta concrétisent la fin de sa participation aux compétitions internationales. L’athlète entreprend alors sa carrière d’entraîneuse.

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