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Une « vague de violence » mobilise les écoles secondaires de Rimouski

Un sentier dans un boisé.
Le parc Lepage est un espace vert vallonné et boisé prisé des Rimouskois. Photo: Radio-Canada / François Gagnon

Le Parc Lepage de Rimouski est le théâtre, depuis peu, de nombreuses bagarres entre élèves. Ces affrontements qui sont planifiés et annoncés sur les réseaux sociaux inquiètent l'administration scolaire, les policiers et la Ville de Rimouski.

Yann Normand, le directeur des écoles Langevin, Saint-Jean et Paul-Hubert, a jugé la situation assez préoccupante pour envoyer, lundi, une lettre aux parents de tous les élèves des trois écoles secondaires de Rimouski.

Dans la missive, cosignée par le lieutenant Steeve Bouillon de la Sûreté du Québec (SQ), il est question de jeunes entraînés dans « une vague de violence [...] tout à fait condamnable ».

Nous avons dû intervenir dans un nombre de situations qui dépasse la normale et la gravité de ces situations n'est pas banale.

Extrait de la lettre envoyée aux parents des écoles secondaires de Rimouski

On y explique aussi que « les efforts déployés n’ont pas eu les résultats escomptés » et qu’on espère que la collaboration des familles pourrait faire cesser la situation qui « dégénère ».

Petites bagarres ou affrontements graves?

Il y aurait eu de nombreuses bagarres depuis le début de l’automne 2018 au parc Lepage. On ne nous a cependant pas rapporté de blessures graves ayant, par exemple, nécessité un passage à l'hôpital.

Les affrontements s’articuleraient autour de défis relayés sur les médias sociaux et créeraient un « syndrome badaud », selon des intervenants au dossier. Certaines rixes auraient attiré jusqu’à une centaine de jeunes.

Alors que certains observateurs y voient des bagarres scolaires n’ayant rien d’extraordinaire, d’autres s’inquiètent de leur caractère récurrent, amplifié par les réseaux sociaux. Des intervenants sociaux parlent d'une situation « un peu sans précédent dans la façon dont elle se passe » en ce sens où les événements sont « circonscrits en un seul lieu et compte tenu des moyens de communication » utilisés pour leur déploiement.

Un boisé et une bâtiment en arrière plan durant l'hiver.Le parc Lepage est voisin de l’école Paul-Hubert, qui accueille les étudiants de troisième, quatrième et cinquième secondaire de la ville. Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Devant cette situation, il y a eu rencontre de concertation entre les policiers, les directions d'école, les travailleurs de rue et la Ville de Rimouski. À la suite de cette rencontre, des policiers de la SQ ont commencé à patrouiller le secteur le midi et en fin d'après-midi, les moments les plus propices à l’attroupement d’étudiants.

Deux travailleurs de rue ont également été déployés sur le site pour discuter avec les jeunes et les dissuader de prendre part à ce genre d'activités.

Selon les informations obtenues par Radio-Canada, le conseiller municipal du secteur, Jocelyn Pelletier, qui est également animateur à la vie communautaire au cégep de Rimouski, se serait rendu au Parc accompagné de quatre membres de l'équipe de football collégial pour constater la situation. Il y aurait rencontré des jeunes qui venaient d'assister à une bagarre. La tentative de M. Pelletier de raisonner les jeunes aurait cependant été vaine, car dès son départ les combats auraient repris. M. Pelletier n’a pas désiré être interviewé par Radio-Canada.

Il y a quelques mois, M. Pelletier avait déploré le peu d'activités offertes aux jeunes du secondaire sur l'heure du midi ou après les classes.

Bas-Saint-Laurent

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