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Des espaces de travail coopératif dans des bureaux satellites pour la fonction publique?

Un édifice fédéral.
Le gouvernement fédéral envisage de nouvelles options en milieu de travail pour les employés de la fonction publique. Photo: La Presse canadienne / Adrian Wyld
Radio-Canada

Le gouvernement fédéral réfléchit à des espaces de travail coopératif pour la fonction publique, ce qui pourrait offrir une troisième option aux fonctionnaires après le travail quotidien au bureau et le travail à domicile.

Selon Services publics et approvisionnements Canada (SPAC), le ministère est actuellement à l'étape de la planification de « l'exploration de solutions novatrices en milieu de travail » qui comprennent des espaces de travail coopératif pour les fonctionnaires.

La popularité des espaces de travail coopératif s'est récemment accrue; ils donnent aux travailleurs autonomes ou aux travailleurs éloignés un endroit à l'extérieur de leur domicile où ils peuvent se rendre pour faire leur travail.

Il s'agit généralement d'espaces à aire ouverte qui comprennent une grande partie de ce qu'un bureau offrirait, comme des imprimantes et des systèmes Wi-Fi.

Dans un courriel envoyé par un porte-parole du SPAC, nous pouvons y lire que le ministère est « incapable de discuter d'endroits précis à ce stade-ci ».

Le ministère précise qu'il prévoyait plusieurs espaces de travail permanents qui seront mis à la disposition des employés « lorsque les conditions météorologiques ou d'autres circonstances ne permettent pas de se rendre à leur lieu de travail habituel ».

Chaque ministère fédéral aura la responsabilité d'y participer s'il veut que ses employés aient accès aux espaces, a précisé le porte-parole du SPAC.

Sentiment de flexibilité

Les espaces pourraient potentiellement changer la culture de travail associée à la fonction publique fédérale, a expliqué Victoria Landreville, directrice de l'entreprise Coworkly à Ottawa.

Ottawa est principalement une ville de neuf à cinq, a dit Mme Landreville. S'ils intègrent cette flexibilité et s'adaptent à l'emploi du temps des gens, je pense que cela va changer massivement la façon dont les gens de cette ville vont penser.

Au cours d'un sondage réalisé en 2016 sur l'engagement du public à l'égard des formules de travail souples, Emploi et développement social Canada (EDSC) a constaté que 73 % des répondants avaient demandé des mesures plus souples.

Plus de 1200 Canadiens ont répondu au sondage, selon le EDSC. Plusieurs ont dit que la flexibilité du travail a mené à un recrutement plus efficace, à une main-d'œuvre plus diversifiée et à un environnement plus inclusif pour les travailleurs ayant un handicap ou des problèmes de santé mentale.

Les fonctionnaires donnent leur avis

Pour certains fonctionnaires fédéraux, le concept est attrayant.

Sylvia Bakker travaille pour Agriculture et Agroalimentaire Canada, dont le bureau principal est situé chemin Merivale; elle est d’avis que des espaces de travail coopératif dans les banlieues pourraient aider le ministère à attirer et à retenir les talents.

Là où nous sommes situés, nous avons de la difficulté à garder les gens parce qu’ils ne veulent pas travailler au centre-ville, a dit Mme Bakker. Nous avons perdu des gens qui étaient à Orléans parce que c'est un trajet terrible pour eux.

Une dame regarde la caméra.Sylvia Bakker est d'accord avec le concept d'espaces de travail coopératif pour les employés fédéraux, car il pourrait aider à attirer et à retenir les travailleurs. Photo : Radio-Canada / Leah Hansen

Une autre employée de la fonction publique, Josée Laplante, a dit qu'elle se rend à son bureau du centre-ville en 45 minutes.

Bien qu'elle aimerait utiliser un espace de travail en commun à l'occasion, elle s'inquiète aussi de l'effet que de tels espaces pourraient avoir sur le moral au sein de son ministère.

Cela dépend de ce que ça va être, parce que je pense que l'esprit d'équipe est toujours très important sur le lieu de travail, a dit Mme Laplante. Je vois certains défis, mais je pense que c'est une bonne idée. Je travaillerais plus près de chez moi si je pouvais.

Nous disposons aujourd'hui d'une technologie qui permet aux gens de travailler de n'importe où.

Carol Anne Meehan, conseillère de Gloucester-Nepean-Sud

La conseillère de Gloucester-Nepean-Sud, Carol Anne Meehan, a déclaré que le fait d'avoir un espace de travail en commun dans Riverside-Sud et dans d'autres quartiers éloignés de la Ville serait un soulagement pour ceux qui doivent faire face à de longs déplacements.

Cela marquerait également un virage vers la modernisation pour l'un des plus gros employeurs d'Ottawa, a-t-elle ajouté.

Nous disposons aujourd'hui d'une technologie qui permet aux gens de travailler de n'importe où, a mentionné Mme Meehan. Je pense que c'est une méthode de travail dépassée où les gens doivent toujours se réunir au même endroit au centre d'une ville.

Avec les informations de Leah Hansen

Ottawa-Gatineau

Politique fédérale