•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Pénurie possible de vétérinaires pour animaux de ferme en Saskatchewan

Une vache sur la ferme expérimentale de l'Université de la Saskatchewan.

Les éleveurs d'animaux de ferme craignent que l'obligation qu'ils ont, depuis le 1er décembre 2018, d'obtenir une ordonnance avant d'administrer des antibiotiques à un animal entraîne une pénurie de vétérinaires.

Photo : Radio-Canada / Albert Couillard

Radio-Canada

L'obligation faite depuis le premier décembre aux fermiers saskatchewanais d'obtenir une ordonnance avant de donner des antibiotiques à leurs animaux d'élevage laisse entrevoir la possibilité d'une pénurie de vétérinaires.

Parmi les éleveurs touchés par la mesure, Ronald Tessier dit comprendre la nécessité d’encadrer la distribution d’antibiotiques aux bêtes de ferme.

Le producteur de boeuf de Birch Hills note toutefois l’inquiétude qui s’est emparée du milieu de l’élevage.

« La seule affaire qui m’inquiète, c’est qu’ils vont être appelés à faire plus de contrôle », précise-t-il.

Soigner les animaux, mais pas tous

Cela exigera plus de travail de vétérinaires déjà débordés, confirme Robert Stevens, un vétérinaire spécialisé en animaux de ferme.

« Les fermes qui n’ont jamais eu de vétérinaire devront en embaucher un », soutient-il.

La tâche ne sera toutefois pas de tout repos, puisque 60 % des étudiants en médecine vétérinaire préfèrent s’occuper des petits animaux ou des animaux de compagnie, selon un sondage mené par la Revue vétérinaire canadienne auprès de 1600 médecins de l’Ouest en 2015.

Augmenter le nombre d’étudiants

Cet appauvrissement des cohortes de spécialistes des bêtes de ferme fait craindre le doyen adjoint du Collège de médecine vétérinaire de l’Université de la Saskatchewan, le Dr Chris Clark.

Selon lui, le nombre d’étudiants stagne, ce qui représente, en fait, « une pénurie de vétérinaires à domicile ».

La solution lui paraît toutefois simple. Il vaudrait mieux, croit-il, moins contingenter ce programme universitaire qui reçoit, précise-t-il, 400 candidatures de qualité annuellement, mais qui ne peut accueillir que 80 étudiants.

Avec les informations de Gabrielle Proulx

Saskatchewan

Animaux