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Le N.-B. veut profiter de la baisse des seuils d'immigration du Québec

L'immigration francophone au Canada

Photo : iStockPhoto.com

Radio-Canada

La nouvelle politique sur l'immigration du gouvernement de François Legault au Québec pourrait bien avoir des répercussions dans les provinces atlantiques.

Un texte de Camille Martel

Des organismes en Atlantique aimeraient bien profiter du fait que le Québec accueillera 10 000 immigrants de moins en 2019, tel qu'annoncé vendredi.

À la Société Nationale de l’Acadie (SNA), on souhaite que les immigrants francophones se tournent davantage vers les provinces atlantiques.

Au Nouveau-Brunswick, moins de 20 % des immigrants sont francophones.

Des conséquences imprévisibles

Ça pourrait avoir un effet positif pour l’immigration francophone, mais il faudrait que ces derniers en soient informés, précise Louise Imbeault, présidente de la SNA.

On est tous et toutes intéressés à ce que le poids démographique des francophones, dans les provinces de l’Atlantique, demeure au moins égal à ce qu’il est. Et si on peut l’augmenter, ce serait encore mieux, ajoute-t-elle.

Toutefois, Mme Imbeault croit que la politique québécoise pourrait avoir un effet pervers, soit que les immigrants pensent que le Canada en entier veut réduire le nombre d’immigrants au pays.

Louise Imbeault, présidente de la Société Nationale de l’Acadie (SNA).Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Louise Imbeault, présidente de la Société Nationale de l’Acadie (SNA).

Photo : Radio-Canada

Il pourrait y avoir un effet néfaste aussi.

Louise Imbeault, présidente de la SNA

Retenir les immigrants

Advenant que l’immigration augmente dans les Maritimes, comme au Nouveau-Brunswick, certains se demandent si on pourra garder ces immigrants.

Le Conseil multiculturel du Nouveau-Brunswick craint que la province n’ait pas les outils nécessaires pour retenir un plus grand nombre de nouveaux arrivants.

Le taux de rétention des immigrants est de 75 % dans les deux premières années, mais diminue considérablement après.

Si on n’arrive pas à retenir économiquement, socialement et culturellement les immigrants, ils vont choisir de quitter, indique Moncef Lakouas, président du Conseil multiculturel du Nouveau-Brunswick.

Moncef Lakouas, président du Conseil multiculturel du Nouveau-Brunswick.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Moncef Lakouas, président du Conseil multiculturel du Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada

Bien qu’environ 4000 nouveaux arrivants s’établissent au Nouveau-Brunswick chaque année, seulement 2000 à 3000 y restent par la suite.

M. Loukas voit malgré tout d’un bon oeil la possibilité de voir plus d’immigrants frapper aux portes du Nouveau-Brunswick : On a une opportunité incroyable de travailler ensemble pour passer le message qu’il y a des opportunités ici que l’on pourrait saisir ensemble.

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