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Le troisième lien est un « enjeu national », selon Québec solidaire

On voit les deux ponts avec le fleuve Saint-Laurent sur lequel flottent des morceaux de glace.
Les ponts de Québec et Pierre-Laporte Photo: Radio-Canada / Pascale Lacombe

Le troisième lien est l'affaire de tous les Québécois, selon Québec solidaire, qui voit un « enjeu national » dans ce « projet du siècle dernier », notamment par son rapport avec la lutte contre les changements climatiques.

Un texte de David Rémillard

Pour Ruba Ghazal, porte-parole des solidaires en matière d'environnement, le débat sur le troisième lien va au-delà des considérations régionales.

« C'est devenu, et c'est ça qu'on veut, un enjeu national. Parce que ça remet en question la façon dont on fait le développement au Québec », a-t-elle déclaré dimanche en marge du conseil national de Québec solidaire (QS), tenu à Montréal.

D'une certaine façon, le projet de lien autoroutier entre Québec et Lévis, promis par le gouvernement Legault, est en train de devenir un « symbole » en matière de lutte contre les changements climatiques, a concédé la députée de Mercier.

Oui, c'est en train de devenir un symbole de mauvais développement, de développement du dernier siècle.

Ruba Ghazal, porte-parole de Québec solidaire en matière d'environnement

Un signal

Selon QS, tous les Québécois sont concernés par le signal qu'enverra leur gouvernement dans ce dossier.

« Collectivement, on a tous un mot à dire », a lancé Manon Massé, co-porte-parole de QS, soulignant au passage qu'énormément de deniers publics y seront investis. « Et la planète, elle appartient à tout le monde. »

Les solidaires accusent la Coalition avenir Québec (CAQ) et le premier ministre François Legault de faire la sourde oreille. Et ce malgré l'avis de plusieurs experts qui doutent de l'efficacité d'un troisième lien pour diminuer la congestion routière.

« Lutter contre le troisième lien, pour [François Leagault], c'est idéologique, alors que pour nous, c'est la science qui exige que, pour décongestionner et protéger la planète, ça ne prend pas la construction autoroutière », a poursuivi Mme Massé.

Ruba Ghazal, critique solidaire en matière d'Environnement, et Manon MasséRuba Ghazal, critique solidaire en matière d'Environnement, et Manon Massé Photo : Radio-Canada

Transport collectif

Ruba Ghazal encourage plutôt les investissements « massifs » en transport en commun, citant en exemple le réseau de transport structurant « du maire Labeaume », à Québec.

« Il ne faut pas construire des routes et après blâmer les gens de les utiliser. Il faut juste ne pas en construire et offrir une alternative », a-t-elle ajouté.

Suivant cette logique, les délégués de Québec solidaire ont adopté une résolution, dimanche, visant à s'opposer à tout développement autoroutier qui nuirait à l'atteinte des objectifs de réduction des GES à l'horizon de 2030.

Cette proposition a été mise de l'avant par l'équipe de la circonscription de Taschereau, dont Catherine Dorion est la députée.

Mme Dorion a d'ailleurs promis, dimanche, de mener activement une campagne « anti-troisième lien » au cours des prochains mois.

« La campagne pro-troisième lien, elle a été faite. Mais la campagne anti-troisième lien doit être faite aussi. »

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