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Les commerces éphémères gagnent en popularité

Le reportage de Michel Marsolais
Radio-Canada

À l'heure du commerce électronique, les boutiques éphémères et les marchés de Noël continuent aussi de gagner en popularité, particulièrement durant le temps des Fêtes. Des commerces qui apparaissent à une période cruciale pour les achats et qui disparaîtront dans quelques semaines.

Un texte de Michel Marsolais

Même ceux qui ont signé le Pacte ont du mal à résister aux achats des Fêtes.

Cette année, selon une étude d'Ebates.ca, les Canadiens devraient dépenser en moyenne 600 $ en cadeaux de Noël.

Des achats qui ne se feront pas tous en ligne.

« Je n’ai jamais acheté en ligne et je n'achèterai jamais en ligne. Moi, j'aime voir le produit et j'aime encourager nos artisans », indique une cliente du Marché de Noël et des traditions de Longueuil qui regroupe 48 commerçants et artisans.

Les commerces éphémères, comme les marchés de Noël, gagnent en popularité un peu partout.

Les clients sont en recherche d'authenticité et le loyer est minime pour les commerçants comparativement à un magasin traditionnel.

« Les gens peuvent déguster des produits, acheter, rencontrer les artisans. C'est un peu plus que de dire je m'en viens acheter mes cadeaux de Noël », explique Lucie Gauthier, coordonnatrice du marché de Noël de Longueuil.

C'est une rencontre, un échange, une découverte, une expérience!

Lucie Gauthier, coordonnatrice du marché de Noël de Longueuil

Du « en ligne » au « hors-ligne »

Des dizaines de boutiques éphémères ouvrent et ferment dans la région de Montréal, particulièrement en décembre.

Des « pop-up » qui n'ouvrent que pour quelques jours, souvent dans des locaux commerciaux vacants. On en retrouve même dans des centres commerciaux.

Barbara Vigier, qui gère l’entreprise en ligne Nouveau Rivage, a ouvert un « pop up » sur le boulevard Saint-Laurent à Montréal, le temps d’un week-end.

Une affiche annonce un « pop up shop de Noël » sur le boulevard Saint-Laurent, au centre-ville de Montréal.Des commerces éphémères ouvrent aussi temporairement à Montréal. Photo : Radio-Canada

« On est 100 % en ligne. Alors, c'est le seul moment de l'année où l'on peut vraiment rencontrer notre clientèle, explique-t-elle. Ça s'inscrit vraiment dans une tendance parce qu'il y a beaucoup de marchés qui ont vu le jour avec les créateurs qui sont présents et le phénomène est très populaire. »

Ce type de boutique n'a pas à affronter tous les coûts des commerces traditionnels, mais le défi est d'attirer l'attention des consommateurs.

« On a des communautés sur Instagram et sur Facebook qui nous permettent de divulguer l'information assez rapidement », explique l’apicultrice Anne-Virginie Schmidt, de Miel d'Anicet, qui a aussi ouvert une boutique éphémère pour trois jours avec deux amies.

Bousculé par les achats en ligne, le commerce de détail est appelé à se renouveler radicalement au cours des prochaines années. Vraisemblablement, les boutiques éphémères feront partie de ce paysage en pleine mutation.

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