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Bilinguisme dans les hôpitaux : plus de flexibilité en Outaouais qu'à Ottawa

Un panneau bilingue du Centre de santé et de services sociaux du Pontiac qui annonce l'urgence de l'hôpital.
Le Centre hospitalier du Pontiac, à Shawville, offre des services en anglais et en français. Photo: Radio-Canada

L'Hôpital d'Ottawa, qui se dit bilingue, interdit au personnel d'annoter les dossiers des patients en français, invoquant des raisons de sécurité. Toutefois, dans les hôpitaux bilingues de l'Outaouais, les professionnels de la santé peuvent rédiger leurs notes en français ou en anglais.

La politique de l'établissement stipule qu'on peut annoter dans les deux langues, explique Gail Ryan, directrice des soins infirmiers au Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l'Outaouais.

Cette pratique bilingue a notamment cours dans les hôpitaux du Pontiac et de Wakefield.

Mes collègues français vont écrire en français et mes collègues anglais, comme moi, c'est en anglais, rapporte le chef du département d'anesthésie de l'hôpital du Pontiac, le Dr Thomas O'Neill.

Cette manière de faire cadre avec l'article 27 de la Charte de la langue française du Québec, qui prévoit que dans les services de santé et les services sociaux, les pièces versées aux dossiers cliniques sont rédigées en français ou en anglais à la convenance du rédacteur.

Pas de danger pour la sécurité

Le Dr O'Neill ne pense pas que cette pratique pose un danger pour la sécurité. On est fier d'être bilingue, ici, souligne-t-il.

Un homme à la barbe grise dans de nouveaux locaux d'hôpital.Le chef du département d'anesthésie de l'hôpital du Pontiac, le Dr Thomas O'Neill. Photo : Radio-Canada

Mme Ryan est du même avis. Les gens prennent les moyens sur-le-champ de s'assurer que la compréhension est là et qu'il n'y ait pas d'ambiguïté dans le traitement, dit-elle.

L'argument de la sécurité ne tient tout simplement pas la route, selon Jean-Pierre Ménard, avocat spécialisé en droit de la santé.

Ça fait 38 ans que j'en fais, ça ne m'est jamais encore arrivé de voir un cas d'erreur linguistique être à l'origine d'une erreur médicale, indique-t-il.

Avec les informations de Martin Robert

Ottawa-Gatineau

Établissement de santé