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De Sherbrooke à Québec, l’environnement au cœur des préoccupations de Québec solidaire

Manon Massé parle dans un micro, entourée de plusieurs délégués et de Gabriel Nadeau-Dubois.
Les délégués de Québec solidaire sont réunis à Montréal depuis vendredi soir pour leur conseil national. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada avec La Presse canadienne

Près de 300 délégués de Québec solidaire se sont réunis toute la fin de semaine au Collège de Maisonneuve, à Montréal, pour le conseil national du parti. Le parti a profité de l'occasion pour réitérer l'importance de mettre de l'avant le thème de l'environnement.

Le parti veut d’ailleurs mettre sur pied une vaste campagne de mobilisation nationale autour de la question des changements climatiques. On veut mettre en marche un grand mouvement citoyen et on jetait les bases de ce mouvement en fin de semaine, a expliqué la députée solidaire de Sherbrooke, Christine Labrie.

La députée de Sherbrooke, Christine Labrie.La députée de Sherbrooke, Christine Labrie Photo : Radio-Canada

Pour la politicienne sherbrookoise, l’environnement est l’enjeu qui retient le plus l’attention des citoyens de sa circonscription.

Les gens m’écrivent, ils m’arrêtent, c’est ce qui les préoccupe […]. Ils me posent beaucoup de questions qui touchent des enjeux municipaux, je les entends être préoccupés par la gestion du compost, la gestion des matières résiduelles, a-t-elle ajouté.

Des représentants des quatre principaux partis politiques du Québec se rendront cette semaine à la conférence des Nations unies sur les changements climatiques en Pologne.

Le retour de la laïcité

Par ailleurs, le conseil national de Québec solidaire a abordé un autre enjeu sensible : comment la laïcité de l'État doit-elle s'exprimer? Cette laïcité doit-elle s'étendre jusqu'à interdire le port de signes religieux aux représentants de l'État ou encore seulement à certaines figures d'autorité? La question divise les Québécois depuis plus de dix ans et Québec solidaire souhaite que ses membres se prononcent.

Le comité de coordination national de Québec solidaire a soumis un document de réflexion à ses membres dimanche matin.

Le Dossier laïcité et signes religieux contient une rétrospective de l'évolution de la position du parti concernant la laïcité. On explique comment Québec solidaire en est venu à appuyer officiellement le compromis de la Commission Bouchard-Taylor qui interdit le port de signes religieux aux juges, aux procureurs, aux policiers, aux gardiens de prison ainsi qu'aux président et vice-président de l'Assemblée nationale.

Cette orientation politique n'a cependant pas été débattue ni adoptée par le Conseil national ou par le Congrès du parti, mais seulement proposée par l'aile parlementaire, précise-t-on dans le document officiel du parti.

Le débat qui va se conclure lors du Conseil national de mars 2019 constitue donc la première occasion en presque dix ans de discuter du fond de ces questions dans une instance nationale, poursuit le document officiel du parti.

Les solidaires sont invités à réfléchir sur la question des signes religieux jusqu'au prochain congrès qui aura lieu à Sherbrooke en mars prochain.

Je trouve que c’est tout à fait sain de prendre le temps de réfléchir collectivement à comment on veut se positionner sur cet enjeu, a conclu Christine Labrie.

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