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La cueillette de sapins, une façon d'arrêter le temps

Les jeunes tiennent leur sapin à bout de bras dans la forêt du secteur Cléricy de Rouyn-Noranda.

Jane, Océanne et Marc-Olivier Landry ont pris le temps de choisir leur arbre de Noël

Photo : Radio-Canada / Lise Millette

Radio-Canada

Une ambiance de fête régnait, dimanche, au bout d'un petit chemin sur la route d'Aiguebelle, dans le secteur de Cléricy à Rouyn-Noranda, où la famille de François St-Amant accueillait le public pour la dernière fois cette saison.

Un texte de Lise Millette

Depuis déjà 20 ans, Les sapins de Cléricy ouvrent leur forêt au public pour la vente d'arbres de Noël. À leur arrivée, un ruban leur est remis et c'est à pied qu'ils se rendent dans les sentiers à la recherche du sapin qui ornera leur salon.

Quand on était jeunes, on allait chercher notre sapin dans le bois. On a décidé qu'on commencerait ça pour le faire tous les ans. C'est une tradition, on fait ça en famille tous les ans, explique Sylvie L'Heureux, venue avec sa fille et ses petits-enfants.

Tuques et mitaines pour Sylvie L'heureux et ses petits-enfants venus choisir un sapin à Cléricy.

Sylvie L'heureux est arrivée avec ses petits-enfants pour la cueillette traditionnelle d'un arbre de Noël

Photo : Radio-Canada / Lise Millette

Pour la copropriétaire de l'entreprise, Mary-Lou de Denus, cette porte ouverte en forêt permet à plusieurs personnes de prendre un temps d'arrêt pour se retrouver en famille.

C'est le besoin d'un enracinement parce qu'on roule un train de vie à une vitesse… C'est fou tout ce qu'on se donne comme mission de vie : le travail, les enfants, les activités, mais profondément, au-dedans de nous, on a besoin d'un enracinement quelque part et je pense que c'est en partie ce que les gens viennent chercher ici : on arrête le temps, on vient s'enraciner, croit Mary-Lou de Denus.

Un attachement bien ancré

Photo d'une famille souriante qui pose après la récolte de leur sapin devant un décor enneigé.

La famille Landry et leur amie Nathalie Fortin vont cueillir leurs sapins à Cléricy depuis déjà 15 ans

Photo : Radio-Canada / Lise Millette

Âgé de 23 ans, Marc-Olivier Landry vient chaque année depuis 15 ans aux Sapins de Cléricy. Ce dimanche, il était accompagné de ses parents et de ses sœurs adoptives Jane et Océanne, âgées de 17 et 13 ans.

Avant, on restait à Matagami, on allait dans le bois directement les chercher et quand on a adopté les deux filles et qu'on est arrivés à Rouyn, on est venu ici et on a continué la tradition, explique-t-il.

Son père, Pierre Landry, explique que cette année, il avait pensé reporter le rendez-vous.

Cette année on parlait d'acheter un sapin artificiel parce qu'on est dans les rénovations, mais il n'en était pas question, la journée était trop importante et les enfants ont dit qu'ils voulaient continuer ça.

Sa conjointe, Julie Cliche, se réjouit de voir cet enthousiasme chez leurs enfants.

C'est le côté familial, c'est le temps qu'on prend pour être tout le monde ensemble. On aime Noël tous les deux et on essaie que les enfants aiment ça. Je crois que nous avons réussi.

Une entreprise familiale

Le copropriétaire, François St-Amant, demeure bien alerte sur le site. Avec son véhicule tout-terrain, il est prêt à toute éventualité, même à aider un véhicule qui s'est enlisé en effectuant une mauvaise manœuvre. Il se dit bien entouré :

Mes frères, mes belles-sœurs, des amis aussi des fois. Ma fille qui est à Sherbrooke est embarquée là-dedans, nos petits gars viennent aider aussi. C'est incroyable l'esprit familial, confie François St-Amant.

Un homme se rend sous une grande épinette et dans l'écorce se trouve une cavité cachée où se glisse une bouteille de liqueur alcoolisée.

L'arbre sortilège de la famille de François St-Amand qui dissimule une cachette secrète pour terminer une journée en forêt

Photo : Radio-Canada / Lise Millette

Pour lui, l'entreprise est aussi une manière de souder les liens familiaux. Chaque année, ils sont une dizaine à prêter main-forte, tant pour la coupe, le stationnement ou encore la plantation. Une fois la journée terminée, le « clan » se réunit sous la grande épinette, aussi appelé « arbre sortilège » où est caché un petit remontant pour terminer la soirée.

Les travaux de préparation du prochain temps des Fêtes reprendront le printemps venu avec une campagne de plantation.

Abitibi–Témiscamingue

Environnement