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Québec solidaire se veut le défenseur de l'environnement

Le reportage de Mathieu Dion

C'est sous l'étiquette d'un défenseur de l'environnement réellement voué à sa tâche que les deux co-porte-parole de Québec solidaire (QS), Manon Massé et Gabriel Nadeau-Dubois, ont décidé de placer leur parti lors de la clôture de leur conseil national, dimanche, à Montréal.

Un texte d'Isabelle Maltais

Parlant abondamment, l’une de transport collectif, l’autre de transition énergétique, les deux élus se sont fréquemment adressés au ministre François Legault lors de leurs discours, lui demandant du courage dans sa lutte contre les changements climatiques.

« Monsieur Legault, ayez un peu de courage, ayez un peu d’audace, comme vous le disiez vous-même! Vous vous réclamez du nationalisme rassembleur. Ça tombe bien, parce qu’il n’y a rien qui rassemble les Québécois comme la lutte aux changements climatiques », a déclaré Gabriel Nadeau-Dubois.

De son côté, Manon Massé a dit attendre du gouvernement qu’il fasse part d’une ébauche de son plan de lutte contre les gaz à effet de serre dès la fin de la COP 24, la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques, qui se tient à Katowice, en Pologne, du 2 au 14 décembre.

Québec solidaire fera d’ailleurs partie des discussions à Katowice, tout comme les trois autres partis à l’Assemblée nationale. La députée de Mercier, Ruba Ghazal, en profitera pour discuter avec la nouvelle ministre de l’Environnement, MarieChantal Chassé, a affirmé Mme Massé.

« J’espère que la ministre ne va pas se gêner pour faire un petit peu de politique de corridor pour aller chercher l’expertise de Ruba. Et pour avoir vu comment Ruba s’est préparée pour cette COP-là, je pense qu’elle a des choses à lui dire », a-t-elle lancé.

Manon Massé dit toutefois douter de la bonne volonté du gouvernement Legault pour ce qui est de la protection de l’environnement.

Elle a notamment mentionné l'appui de la Coalition avenir Québec au projet d’usine d’urée de Bécancour, l'intention du gouvernement de construire un troisième lien routier entre Québec et Lévis, de même que son refus de financer la ligne rose du métro de Montréal, un projet du parti de la mairesse Valérie Plante.

« M. Legault aime les autoroutes, alors il va aimer ma métaphore. Quand on fonce à toute vitesse dans le char qui est en avant, on est mieux de mettre les freins le plus tôt possible. Mais le gouvernement est en train de peser sur l’accélérateur », a-t-elle déploré.

Des espoirs à Roberval

Par ailleurs, Manon Massé a interpellé les électeurs de la circonscription de Roberval, qui iront aux urnes lundi pour choisir qui remplacera leur député, l’ancien premier ministre Philippe Couillard. Réélu dans sa circonscription, M. Couillard a démissionné de son poste trois jours après les élections générales et la débâcle libérale.

« Gens et jeunes de Roberval, ce lundi, envoyez un message clair au gouvernement Legault. Le bien-être de notre monde et de notre environnement, c’est la seule priorité qui tient la route, et je compte sur vous pour nous amener Luc-Antoine [Cauchon, le candidat de QS]! »

Le conseil national de Québec solidaire a aussi été l’occasion de parler de laïcité.

Le parti a soumis un document de réflexion à ses membres dimanche matin afin que les associations régionales puissent en débattre et que la réflexion se poursuive jusqu'au prochain congrès du parti, prévu pour mars 2019, et qui doit porter sur ce sujet.

Québec solidaire, qui affirme que « le débat vise non pas à changer le programme du parti, mais bien à en fixer l'interprétation », demande notamment à ses membres de réfléchir à la pertinence de la charte de la laïcité déposée à l'Assemblée nationale par Françoise David, et inspirée directement de la recommandation de la commission Bouchard-Taylor au sujet du port de signes religieux.

Actuellement, le parti prône l'interdiction du port de signes religieux chez les employés de l'État en autorité, soit les magistrats et les procureurs de la Couronne, les policiers, les gardiens de prison et les président et vice-président de l'Assemblée nationale.

Avec les informations de La Presse canadienne

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