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Début des pourparlers sur le Yémen avec un médiateur de l'ONU

Les négociateurs houthis devant les micros des journalistes lors d'un point de presse sur les pourparlers sur la situation au Yémen

Les négociateurs houthis Abdul Malik al-Hajry et Abdul Majid Hanash en conférence de presse lors des pourparlers sur le Yémen en Suède

Photo : Reuters / TT News Agency

Reuters

Les belligérants yéménites ont eu leurs premiers pourparlers directs dimanche, sous l'égide des Nations unies, en Suède. Les discussions pourraient mener à un échange de prisonniers.

Cette mesure vise à ramener la confiance entre les parties et à amorcer un véritable processus politique pour mettre fin au conflit qui dévaste le pays.

Depuis le début des pourparlers, jeudi, les responsables des Nations unies effectuaient la navette entre la délégation des Houthis, milice chiite appuyée par Téhéran, et celle du gouvernement du président Abd-Rabbou Mansour Hadi, soutenu par une coalition militaire arabe.

Ces premières négociations en plus de deux ans se sont ouvertes sous la pression des pays occidentaux, dont certains fournissent armes et renseignements à l'Arabie saoudite et à d'autres pays de la coalition arabe anti-Houthis.

Le médiateur de l'ONU pour le Yémen, Martin Griffiths, a ouvert la nouvelle session de pourparlers, qui doit durer jusqu'au 13 décembre, en annonçant un accord sur la libération de milliers de prisonniers.

Les deux délégations se sont retrouvées dimanche dans le château de Johannesberg à Rimbo, près de Stockholm, afin d'évoquer les conditions d'application de cet accord d'échange.

La délégation du gouvernement de Hadi, reconnu par la communauté internationale, a tout d'abord refusé d'entrer dans la salle de réunion, en estimant que les Houthis devraient présenter des délégués de plus haut rang, mais la rencontre a malgré tout fini par se tenir, ont déclaré des représentants.

« Nous avons bon espoir de parvenir à une avancée sur le dossier des prisonniers [...]. Nous avons échangé des listes par le passé, mais chaque camp doit les actualiser », a expliqué Askar Ahmed Zaïl, membre de la délégation gouvernementale.

Sanaa et Hodeïda au cœur des discussions

Il reste aux délégations rivales à s'entendre sur des questions plus épineuses, comme la réouverture de l'aéroport de la capitale Sanaa et l'instauration d'une trêve dans la ville portuaire de Hodeïda, par laquelle transite une bonne part de l'aide humanitaire destinée à une population yéménite au bord de la famine. Sanaa et Hodeïda sont tenus par les miliciens houthis.

Nous disposons de trois ou quatre jours. Si nous terminons sans accord, cette session aura été un échec.

Mohamed Abdousalam, principal négociateur des Houthis

« Mais si nous obtenons le cadre de quelque entente plus large – sur la réouverture de l'aéroport de Sanaa, la libération des prisonniers, le maintien de la neutralité de la banque centrale et une désescalade à Hodeïda –, ce sera un bon pas vers une autre session [de pourparlers] dans un mois ou deux », a ajouté le principal négociateur des Houthis, Mohamed Abdousalam.

Martin Griffiths a, quant à lui, salué « l'esprit positif » des parties prenantes et appelé au calme sur le terrain au Yémen, où des affrontements sporadiques se sont poursuivis dans le secteur de Hodeïda.

De leur côté, les pays arabes du golfe devaient discuter du conflit yéménite lors du sommet annuel du Conseil de coopération du Golfe (CCG), dimanche en Arabie saoudite.

Conflits armés

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