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Des commerçants de Sydney viennent en aide aux 600 employés licenciés

Une salle de travail de Servicom lors d'une journée de travail.
L'annonce de la faillite de l'entreprise s'est faite jeudi après-midi. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Une communauté de Sydney au Cap-Breton se mobilise à la suite de la fermeture soudaine d'un centre d'appels qui a laissé près de 600 personnes sans emploi, trois semaines avant Noël.

Dans la foulée de la fermeture de l'installation de ServiCom annoncée jeudi, une entreprise locale, Seaside Communications, a décidé de renoncer à son party de Noël, en choisissant plutôt de faire don des fonds afin d'aider les anciens employés.

L’entreprise de télécommunications a aussi fait un don de 10 000 $ à l'Armée du Salut, qui aide les personnes touchées grâce à sa banque alimentaire.

C'est une communauté relativement petite que nous avons ici, et je pense que quand vous avez un employeur aussi important que ServiCom qui fait une annonce comme l'autre jour, il y a un profond impact, a déclaré Loran Tweedie, de Seaside Communications.

Ce n'est pas seulement une statistique, c'est très proche de chez nous.

Loran Tweedie, directeur général de Seaside Communications
Une des salles de travail de ServiCom.Les employés de ServiCom se sont retrouvés du jour au lendemain sans emplois. Photo : Radio-Canada

Les quelques 100 personnes qui travaillent dans son entreprise étaient prêtes à sacrifier leur party de Noël pour aider les personnes touchées, affirme-t-il.

Payer pour entrer au bar

Une autre entreprise, le Cave Bar and Lounge, collecte également des fonds pour aider les personnes remerciées.

Nous savons combien de personnes comptent sur ServiCom pour leur revenu pour toute leur famille, affirme Jessica Strople, la propriétaire du bar.

L’établissement impose exceptionnellement aux clients des frais d'entrée de 5 $ cette fin de semaine. Tous les profits sont remis pour aider le personnel mis à pied.

Nous pensons qu'il est de notre devoir d'intervenir et de faire quelque chose.

Jessica Strople, propriétaire du Cave Bar and Lounge

Plusieurs familles lui auraient indiqué qu’elles craignent de ne pas avoir suffisamment d’argent pour les cadeaux de Noël ou pour offrir à manger à leurs enfants.

Une employée reconnaissante

Kayla Williams, qui a travaillé cinq ans pour ServiCom, raconte avoir été prise de court par la mise à pied. Elle note que les responsables de l'entreprise avaient récemment promis des primes et des incitations salariales.

Deux voitures de police garée devant l'édificeDes agents du service policier régional du Cap-Breton étaient présent lorsque ServiCom a annoncé aux employés la fermeture et leur mise à pied. Photo : CBC

Elle apprécie l'effort de la communauté pour lui venir en aide elle et les autres employés dans la même situation.

Cela montre clairement qu'il y a encore des gens formidables qui feraient n'importe quoi pour aider, même en ayant leur propre famille

Kayla Williams, ancienne employée de ServiCom

Une période dévastatrice

Le ministre des Entreprises de la Nouvelle-Écosse, Geoff MacLellan, avait dit que c'était une période dévastatrice pour les habitants du Cap-Breton. Il garde tout de même espoir que le centre ait un bel avenir, après avoir parlé avec un acheteur potentiel.

Le ministre des Entreprises de la Nouvelle-Écosse, Geoff MacLellan.Le ministre de l'Énergie de la Nouvelle-Écosse, Geoff MacLellan, dit que le gouvernement n'a pas l'intention de lever le moratoire sur la fracturation hydraulique. Photo : Radio-Canada / CBC/Rob Doublett

Mme Williams espère que cela pourrait signifier un nouvel emploi pour elle et ses anciens collègues de travail au cours de la nouvelle année.

Dans un courriel, le ministère du Travail et de l'Enseignement supérieur de la Nouvelle-Écosse souligne que des centres de la Nouvelle-Écosse au travail sont là pour aider les personnes qui ont perdu leur emploi.

Avec les informations de La Presse canadienne

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