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Amnistie internationale : des marathons d'écriture pour soutenir les personnes dont les droits ont été bafoués

Portraits des 10 femmes disposés en mosaïque
Les 10 femmes auxquelles sont destinées les lettres des marathons d'écriture d'Amnistie Internationale. Photo: Radio-Canada / Courtoisie Amnistie Internationale
Radio-Canada

Amnistie internationale Canada francophone tient samedi ses Marathons d'écriture. À Montréal, le rassemblement aura lieu à la Maison du développement durable. L'organisme demande à la population d'écrire sur place ou sur Internet pour redonner de l'espoir aux personnes victimes de violation des droits fondamentaux.

Les deux porte-parole des marathons sont Françoise David, ex-députée et militante féministe, et Mélissa Mollen Dupuis, militante et chroniqueuse innue.

Cette activité publique mondiale, organisée annuellement autour du 10 décembre, Journée internationale des droits humains, a fait la preuve de son efficacité, selon Amnistie internationale.

L’organisation affirme que 75 % des personnes emprisonnées à qui on a envoyé ces messages ont été libérées.

L'an dernier au Québec, 67 000 cartes ont été rédigées.

Des messages destinés aux femmes

Cette année, ce sont 10 femmes victimes de discrimination et de persécution qui seront encouragées par les cartes de solidarité d'Amnistie internationale, notamment l’Égyptienne Amal Fathy, l’Iranienne Atena Daemi, la Soudanaise Awad, la Sud-Africaine Nonhle Mbuthuma et la Brésilienne Marielle Franco.

Amal Fathy a été condamnée en septembre dernier à une peine de deux ans d’emprisonnement pour avoir mis en ligne sur Facebook une vidéo dénonçant le harcèlement sexuel et reprochant aux autorités égyptiennes de ne pas protéger les femmes.

Atena Daemi est de son côté une militante contre la peine de mort et en faveur des droits des femmes. Elle purge actuellement une peine de sept ans de prison pour avoir distribué des tracts contre la peine de mort et critiqué le bilan de l'Iran en matière d’exécutions.

Awad a pour sa part fondé le Projet des femmes soudanaises sur les droits humains qui vise à défendre et à promouvoir les droits humains au Soudan. Après avoir été détenue pour cette raison, elle s’est enfuie en Égypte en février 2012, où elle a continué son travail de protection des droits des femmes soudanaises. Les autorités égyptiennes menacent de la déporter au Soudan en raison de ses activités.

Toujours en Afrique, mais plus au sud, Nonhle Mbuthuma lutte pour sa communauté, la communauté traditionnelle d’Amadiba, contre une compagnie minière qui cherche à exploiter du titane sur ses terres ancestrales. Environ 5000 personnes pourraient être expulsées de force si la compagnie est autorisée à exploiter le terrain. Elle fait l’objet de manœuvres d’intimidation et de menaces et a même survécu à une tentative d’assassinat.

Quant à Marielle Franco, Amnistie internationale demande aux autorités brésiliennes de lancer une enquête approfondie sur son meurtre, survenu en mars dernier. Marielle Franco est une défenseure des droits humains et conseillère municipale qui s'était illustrée en dénonçant les violences policières et les exécutions extrajudiciaires.

Elle et son chauffeur, Anderson Gomes, ont été tués dans leur voiture à Rio de Janeiro. Mme  Franco a reçu quatre balles dans la tête. Selon les médias, il s’agissait d’un homicide soigneusement planifié, et des agents de l’État et des membres des forces de sécurité auraient été impliqués.

Avec les informations de La Presse canadienne

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