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Une première rencontre fructueuse pour le Comité sur le patrimoine de Saguenay

Les démolisseurs en action
La maison Bossé, située sur la rue Racine à Chicoutimi lors de sa démolition en novembre. (archives) Photo: Radio-Canada / Sarah Pedneault
Radio-Canada

Quelques semaines après le tollé soulevé par la démolition de la maison Bossé sur la rue Racine à Chicoutimi, le nouveau Comité sur le patrimoine de Saguenay s'est réuni pour la première fois vendredi. À l'ordre du jour : faire l'inventaire des maisons à protéger sur le territoire.

Un texte de Mélissa Savoie-Soulières

Le président du comité, le conseiller municipal Simon-Olivier Côté, estime que la Ville a retenu des leçons de la démolition de la maison Bossé.

On est très conscient que ça a créé un tollé. Comme là, il y a une maison sur la rue Sainte-Anne qui n’est pas nécessairement patrimoniale, mais qui a un intérêt intéressant et qui est sur le bord d’être démolie. Avant de la démolir, on a fait paraître une offre pour la donner. Donc, si quelqu’un veut la prendre et la déménager, on va l’offrir, explique le président du comité sur le patrimoine.

À partir du moment où la Ville voit qu’il y a des maisons qui ont un potentiel qui sont en danger, je pense que l’idée c’est qu’au lieu de dire : "on la démolit et c’est ça la solution", bien c’est de voir les autres solutions avant comme le déménagement, l’offrir à des citoyens, donc ça on va travailler là-dessus, ajoute Simon-Olivier Côté.

Le comité dotera la Ville de Saguenay d’une politique sur le patrimoine. Déjà, les membres du groupe comptent faire une liste d’édifices à protéger sur le territoire. Des églises, des maisons et toutes sortes de bâtiments pourront s’y retrouver. Ces édifices seront classés par priorité.

Environ 2000 lieux ont été identifiés. Plusieurs sont situés dans le secteur d’Arvida.

Financer la préservation du patrimoine

Les dossiers des bâtiments les plus vulnérables seront étudiés par le comité. Au cours des prochains mois, les membres comptent valider les différents modes de financement possibles pour sauver les édifices en danger.

Déjà, on a le ministère de la Culture qui aide sur certains points. Il y a aussi le Conseil québécois sur le patrimoine religieux et la Ville aussi on a des programmes de subventions pour le patrimoine dans certains cas, explique Simon-Olivier Côté.

L’idée, c’est que nous à la Ville, on est à revoir tout notre programme, poursuit-il. On veut mieux adapter ce programme-là pour le cadre patrimonial. Ça ne peut pas se faire juste le gouvernement et la Ville tout le temps alors éventuellement, pour des reconversions par exemple, on va regarder pour des collaborations avec le privé.

Une vingtaine de personnes siègent au sein de ce nouveau comité, dont un historien, un architecte et un ingénieur. Deux citoyens seront aussi nommés à la mi-janvier. Les gens intéressés ont jusqu’au 15 décembre pour soumettre leur candidature à la Ville.

Saguenay–Lac-St-Jean

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