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Manifs en France : dans l’œil des expatriés français

Des manifestants affrontent la police à Marseille, dans le sud de la France.
Plusieurs villes de France ont été le théâtre de manifestations des « gilets jaunes », comme ici, à Marseille. Photo: AFP / Boris Horvat
Radio-Canada

Plus de 100 000 Français vivent au Canada. Ces jours-ci, ils suivent de près les manifestations des « gilets jaunes » qui se déroulent dans l'Hexagone. Pendant que certains s'inquiètent, d'autres prennent la situation avec un grain de sel. Aperçu des différents avis.


Amaury Sainjon« Il faut vraiment faire la différence entre les manifestants et les casseurs », croit Amaury Sainjon. Photo : Radio-Canada

Amaury Sainjon, établi au Québec depuis 9 ans

« Ce n’est pas la première fois qu’on a des mobilisations comme ça en France […] Il faut vraiment faire la différence entre les manifestants et les casseurs. C’est très important. C’est jamais le fun de voir de la violence, on s’entend. Il y a des bâtiments qui ont été détruits, j’ai vu l’entrée d’un lycée qui a pris feu. Ce n’est toujours des gens qui ont envie de casser et qui prennent comme prétexte ce genre de rassemblement. »


Mycea Thebaudeau« Il y a souvent des casseurs dans les manifs qui sont là pour décrédibiliser le mouvement », affirme Mycea Thebaudeau. Photo : Radio-Canada

Mycea Thebaudeau, établie au Québec depuis 17 ans

« Je vois ça avec beaucoup d’espoir. Ça fait longtemps que l’État français prend plein de mesures qui sont difficiles pour le peuple. Beaucoup de taxes, aucune écoute de la part du gouvernement. On espère vraiment que ça puisse changer. »

« Il y a souvent des casseurs dans les manifs qui sont là pour décrédibiliser le mouvement. Ça ne représente pas la majorité des gens, mais on parle juste de ceux-là. Je trouve ça dommage, mais à un moment donné, il faut s’y attendre quand ça va trop loin. »


Christophe NavelToute cette violence est très complexe à comprendre, estime Christophe Navel Photo : Radio-Canada

Christophe Navel, établi au Québec depuis 14 ans

« Vu d’ici, c’est quelque chose qui est très inquiétant parce qu’on n’a pas l’habitude de voir ça en France. Oui, la France est un pays qui se rebelle lorsqu’il y a des changements à apporter, mais là […] il y a eu une mauvaise analyse de cette couche de la population qui est énormément impactée. Avec ces lois successives et peu espacées dans le temps, ça a fait déborder le vase. Quand des personnes arrivent à la fin du mois et ne peuvent plus rien faire pour vivre, on a un problème. C’est vraiment très complexe de comprendre pourquoi on arrive à autant de violence. »


Quentin MaridatQuentin Maridat comprend la colère et la déception du peuple français. Photo : Radio-Canada

Quentin Maridat, établi au Québec depuis 7 ans

« On le vit comme le vivent beaucoup de Français, c’est-à-dire avec un sentiment partagé. D’un côté, on comprend la colère et la déception parce que le président Macron avait fait beaucoup de promesses sur sa manière de gouverner. Aujourd’hui, il a l’image d’un président au service des riches, au service des lobbies puissants. En même temps, on est inquiets. Les images qu’on voit, les violences réelles de certains groupes, c’est inquiétant. »

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