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Rachel Notley se dit satisfaite de la rencontre des premiers ministres

La première ministre de l'Alberta, Rachel Notley, marche devant une rangée de drapeaux des provinces et des territoires.
La première ministre de l'Alberta, Rachel Notley, à son arrivée à la rencontre des ministres à Montréal Photo: The Canadian Press / Paul Chiasson
Radio-Canada

La première ministre de l'Alberta croit avoir réussi à faire valoir les intérêts de l'industrie pétrolière lors de sa rencontre avec ses homologues et le premier ministre canadien, Justin Trudeau, vendredi. Elle se dit satisfaite des discussions, même si aucun engagement concret n'a été obtenu de la part d'Ottawa.

Rachel Notley est arrivée à Montréal avec un message clair : tous les gouvernements du Canada doivent travailler ensemble pour régler les problèmes de l’industrie pétrolière albertaine.

Les premiers ministres des provinces, des territoires et du pays étaient réunis dans la métropole québécoise pour discuter du commerce intérieur.

Rachel Notley en a profité pour adresser trois demandes au gouvernement fédéral :

  • de l’aide à court terme pour les travailleurs de l’industrie pétrolière;
  • une contribution financière pour transporter plus de pétrole par train à moyen terme;
  • des garanties à long terme pour la construction de pipelines.

« Nous n’avons pas encore de réponses », reconnaît Rachel Notley. Elle estime néanmoins que la rencontre s’est bien déroulée. Les autres premiers ministres, dit-elle, ont bien accueilli ses interventions.

Remettre le pétrole à l'avant-plan

Rachel Notley avait fait équipe avec son homologue de la Saskatchewan pour réclamer que les problèmes de l’industrie pétrolière soient mis à l’ordre du jour de la rencontre. L’Alberta a aussi dépensé 84 000 $ en publicité dans la métropole québécoise pour parler de l'importance de ce secteur de l'économie.

« Nous avons certainement accru la sensibilisation à propos du problème », estime la première ministre.

Autre petite victoire de Rachel Notley : Justin Trudeau s’est dit prêt à collaborer pour amender le projet de loi C-69. L'Alberta et la Saskatchewan mènent une lutte acharnée contre cette mesure qui est sensée améliorer les consultations publiques autour des grands projets énergétiques, mais qui, selon elles, rendrait la construction de pipelines encore plus difficile.

La difficulté à exporter le pétrole albertain en raison du manque d'oléoducs coûterait 80 millions de dollars par jour à l'économie canadienne, selon les estimations du gouvernement albertain.

Rachel Notley dit qu’elle continuera « à pousser » pour obtenir des engagements concrets de la part du gouvernement fédéral.

D’ici là, elle rappelle que son gouvernement a pris lui-même les choses en mains, notamment en annonçant l’achat de wagons-citernes pour faciliter l’exportation de pétrole et en imposant une réduction de la production pétrolière pour faire remonter le cours du baril.

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