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Mandat de grève prolongé pour des employés de Loto-Québec

Un logo circulaire bleu et blanc, sous lequel on peut lire Loto Québec, est photographié devant un gratte-ciel.
L'édifice de Loto-Québec Photo: Radio-Canada
La Presse canadienne

La grève de neuf jours déclenchée le 29 novembre devait se terminer ce vendredi, mais les professionnels de Loto-Québec ont choisi de prolonger les moyens de pression.

Le Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) en a fait l'annonce en fin d'après-midi, vendredi.

Selon le communiqué du syndicat, les quelque 450 membres ont voté en faveur d'un nouveau mandat de grève de 30 jours à un taux de 97 %.

Le président du SPGQ, Richard Perron, a précisé que trois mandats différents ont été adoptés. Un mandat de 30 jours de grève de soir et de fin de semaine, et un autre de 10 jours de grève durant les heures régulières de travail en semaine.

Enfin, un troisième mandat de grève illimitée de soir et de fin de semaine.

Ce sera au comité de négociation de déterminer quand et comment disposer des divers moyens de pression.

Échec de la conciliation

Mercredi, les grévistes ont manifesté leur mécontentement devant les studios de TVA où se déroulent les enregistrements des tirages de la Poule aux œufs d'or.

Il s'agissait d'une réaction à une rencontre de conciliation, tenue lundi dernier, qui s'était soldée par un échec.

De plus, le syndicat confirme avoir déposé deux plaintes au Tribunal administratif du travail (TAT). L'une pour négociation de mauvaise foi et l'autre pour entrave à la pratique syndicale.

Richard Perron affirme que la partie patronale a tenté de revenir sur ses offres préalables, ce qui a entraîné le dépôt d'une première plainte au TAT.

« L'employeur a retiré ses offres pour revenir à des considérations beaucoup plus minimalistes. Il demande en plus des concessions pour recourir à plus de sous-traitants qui coûtent le double du salaire d'un expert interne », dénonce M. Perron.

Changement de gouvernement et confusion

Une seconde plainte déposée au TAT concerne une entrave à la pratique syndicale. On reproche à la société d'État d'être intervenue « directement et individuellement auprès d'employés pour essayer de les convaincre que l'offre patronale était acceptable », a rapporté le président du SPGQ.

Selon ce dernier, la confusion à la table de négociation serait attribuable à l'élection d'un nouveau gouvernement. D'ailleurs, le SPGQ dit avoir déposé une autre plainte de mauvaise foi dans le dossier qui concerne l'École nationale de police.

« En une semaine, on a déposé deux plaintes pour négociation de mauvaise foi et je n'ai pas souvenir d'en avoir déposé une seule au cours des 20 dernières années », a souligné Richard Perron, qui interpelle le gouvernement afin qu'il reprenne les dossiers en main.

Des discussions auraient eu lieu avec le secrétariat du Conseil du Trésor, et le SPGQ serait en attente de rencontrer le président du Conseil du Trésor, Christian Dubé.

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