•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La Colombie-Britannique suspend des opérations de fracturation dans le Nord-Est

Des citernes et des tuyaux utilisés pour le transport et l'entreposage du gaz.
Un site de fracturation hydraulique à Dawson Creek, au nord-est de la Colombie-Britannique. Photo: iStock / MajaPhoto
Radio-Canada

La Commission du pétrole et du gaz de la Colombie-Britannique ferme des puits de fracturation hydraulique dans le nord-est de la province pendant au moins un mois, le temps d'avancer son enquête sur le séisme d'une magnitude 4.2 survenu près de Fort St. John le 29 novembre.

L'organisme de réglementation a rappelé que les événements sismiques avaient eu lieu à proximité de sites de fracturation hydraulique à environ 20 km au sud-est de Fort St. John par la société Canadian Natural Resources Ltée (CNRL) établie à Calgary.

En tout, sept entreprises exploitent des gisements de gaz naturel par fracturation hydraulique dans le secteur.

Elles ont été contraintes de suspendre leurs activités et elles ne pourront les reprendre sans le consentement écrit de la commission, qui tente de déterminer les causes du dernier séisme de Fort St. John.

Carte géographique de la zone fermée encadrée en rouge.La zone fermée mesure 11,2 km sur 6,4 km. Photo : La Commission du pétrole et du gaz de la Colombie-Britannique

L'enquête préliminaire menée par la Commission géologique du Canada considérait l'activité de fracturation hydraulique comme cause probable du séisme.

La fracturation hydraulique est une technique qui consiste à fendre le roc, notamment le schiste, à l’aide d’eau, de produits chimiques et de sable pour permettre au gaz naturel de s’échapper.

La Commission des hydrocarbures de la province établit elle aussi un lien entre cette technologie, l'injection des liquides provenant des exploitations pétrolières dans les puits de rejets et les incidents antérieurs de « séismicité induite ».

En revanche, son site web mentionne qu'aucun des événements survenus en Colombie-Britannique n'a mis en dangers l'environnement ou les habitants.

Selon Ressources naturelles Canada, il est encore incertain que le tremblement de terre ait été provoqué par les activités de fracturation, bien que les deux événements semblent fortement corrélés.

Le lien entre fracturation hydraulique et séismes a déjà été établi par le passé, notamment lors d’un tremblement de terre qui a frappé au nord de Fort St. John en 2015.

Révolte à Fort St. John

La présidente de la chambre de commerce de Fort St. John, Ramona McDonald, a déclaré que cette fermeture portait atteinte à l'industrie pétrolière et gazière déjà en difficulté depuis trois ans.

Nous n’avons pas besoin d'autres années difficiles ou de plusieurs mois de suspension, car les gens commencent enfin à retourner au travail. »

Ramona McDonald, présidente de la chambre de commerce de Fort St. John

Elle affirme en outre que la fermeture pourrait coûter à son entreprise plus de 100 000 $ en contrats perdus.

Colombie-Britannique et Yukon

Industrie pétrolière