•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des gens d'affaires veulent de l'aide pour faire croître l'économie verte

Le reportage de Maxime Bertrand
Radio-Canada

Gens d'affaires, financiers et écologistes canadiens s'unissent pour demander à Ottawa et aux gouvernements provinciaux de favoriser l'essor de l'économie verte. La lutte contre les changements climatiques, disent-ils, n'est pas seulement une question écologique, c'est aussi un enjeu économique.

En conjuguant les efforts, on peut faire mieux. C’est en tous cas le message qu’envoie Benoit Lacroix, cofondateur et vice-président des ventes et marketing d’Effenco, une entreprise qui œuvre, depuis sa création en 2006, pour l’augmentation de l'efficacité énergétique des véhicules lourds vocationnels, comme les camions à ordures.

Benoit Lacroix, cofondateur et vice-président, ventes et marketing, Effenco.Benoit Lacroix, cofondateur et vice-président, ventes et marketing, Effenco Photo : Radio-Canada

« Ces gros camions là, dit-il, sont immobiles une bonne partie de la journée. On a d’énormes moteurs, souvent des moteurs diesel », bruyants et polluants. « On a trouvé là une opportunité d'aller éteindre ces moteurs-là lorsque les véhicules sont immobiles et d'électrifier tout l'équipement sur le véhicule », précise M. Lacroix.

On est en mesure de réduire l'utilisation du moteur de moitié et les gaz à effet de serre, la consommation d'environ 20 à 30 %, selon les applications.

Benoit Lacroix, cofondateur et vice-président, ventes et marketing, Effenco

Les ingénieurs d’Effenco ont pu concevoir un dispositif qui permet d’obtenir ce résultat. Plusieurs entreprises au Québec et des groupes européens, comme Derichebourg, en ont déjà été convaincus.

Toutefois, la commercialisation demeure un défi.

« Il y a des poches où c'est plus fertile pour déployer des technologies comme la nôtre. Le Québec en est un[e], mais le reste du Canada, c’est plus difficile », reconnaît Benoit Lacroix.

Denis Leclerc, président et chef de la direction, Ecotech Québec.Denis Leclerc, président et chef de la direction, Ecotech Québec Photo : Radio-Canada

Il y a beaucoup d'innovateurs ici […] Il faut les aider, mais pas en leur donnant la charité; ce n'est pas ça qu'ils demandent, ils demandent les conditions les plus propices pour développer et démontrer leurs technologies.

Denis Leclerc, président et chef de la direction, Ecotech Québec

L'une de ces conditions serait une taxe carbone nationale, selon l'Alliance Switch, une coalition de gens d'affaires et d'écologistes qui demande au gouvernement fédéral de rallier les provinces, comme l'Ontario, opposées au système de réduction des gaz à effet de serre.

Karel Mayrand, coprésident, Alliance SwitchKarel Mayrand, coprésident, Alliance Switch Photo : Radio-Canada

Quand on met un prix sur le carbone, on envoie un signal qui va dire aux grandes entreprises : "Ça va vous coûter de l'argent pour polluer". Donc, vous allez vous retourner et vous allez essayer de trouver les technologies pour réduire vos émissions de gaz à effet de serre.

Karel Mayrand, coprésident, Alliance Switch

S’ils n’optent pas clairement pour cette voie, les concurrents internationaux le feront.

Effenco, pour sa part, vient de décrocher des contrats en France, en Norvège et en Californie.

D’après le reportage de Maxime Bertrand

Environnement

Économie