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Le collectif Sans-atelier trouve enfin son pied-à-terre

Zoé fortier et Émilie Lebel discutent.
Le Collectif Sans-atelier estime qu'avoir des locaux officiels marque une étape importante de son développement. Photo: Radio-Canada

La Troupe du Jour a accepté d'ouvrir ses portes gratuitement à un groupe d'artistes visuels francophones en mal d'espace, le collectif Sans-atelier, pour les aider à se développer.

Un texte de Lise Ouangari

Depuis ses débuts en 2012, l'absence d’espace a marqué le collectif Sans-atelier, au point d’en estamper son nom. Mais grâce à un geste de solidarité de la Troupe du Jour, le groupe d’artistes visuels francophones professionnels dispose désormais de locaux officiels, au Studio 914, à Saskatoon.

« C’est vraiment un moment important de notre développement de pouvoir s'officialiser avec cet espace », s’est réjoui Zoé Fortier, la cofondatrice du collectif Sans-atelier.

Zoé Fortier dans un bureau à travers une vitre où il est écrit sur un papier « collectif Sans-atelier Collective »Le collectif Sans-atelier cherche des fonds pour payer le loyer et le salaire d’une employée chargée de s’occuper des tâches administratives. Photo : Radio-Canada

Le collectif Sans-atelier espère ainsi donner plus de visibilité à ses artistes. Selon lui, ces locaux lui apporteront davantage de crédibilité pour attirer d’autres artistes et obtenir des subventions.

Un geste de solidarité

La Troupe du Jour affirme que c'était naturel d'accueillir le collectif qui s’est par ailleurs engagé à devenir locataire.

« C’était facile pour nous de dire oui, parce que c'est francophone, artistique et ça crée un centre culturel », a expliqué Émilie Lebel, la responsable des communications de la Troupe du Jour.

La compagnie de théâtre oeuvre depuis ses débuts à l’établissement d’un centre de création dans ses locaux au Studio 914, en accueillant par exemple des dramaturges francophones chaque année dans le cadre de son atelier Carte blanche.

Malgré les défis des organismes culturels pour réclamer des subventions, Zoé Fortier explique que le milieu culturel francophone a toujours été solidaire.

« Ce geste de la Troupe du Jour pour le collectif, ça représente bien cette solidarité dans la francophonie qui reconnaît l’importance de soutenir le développement organisationnel ou associatif francophone », rapporte l'artiste fransaskoise. Elle ajoute que le Conseil culturel fransaskois a également contribué à la professionnalisation du collectif Sans-atelier.

Vers un carrefour créatif ?

Si le collectif Sans-atelier et la Troupe du Jour restent indépendants, Zoé Fortier espère qu’occuper les mêmes locaux permettra de provoquer « des accidents, des surprises, et des rencontres inattendues », qui pourraient éventuellement mener à des collaborations entre différents milieux artistiques.

Un atelier avec des outils et des pots de peintures. Le Studio 914 dispose d'une salle de conférence et d'un atelier qui peuvent profiter aux artistes. Photo : Radio-Canada

« Occuper l’espace à la Troupe du Jour, c’est mettre ensemble des artistes qui font de la vidéo, de l’art sonore, des installations, des performances avec des artistes du milieu du théâtre, donc ce sera un milieu riche artistiquement, créativement, et un lieu où il pourrait y avoir beaucoup d’innovation », explique-t-elle.

La directrice de l’Association des groupes en arts visuels francophones, Lise Leblanc, défend l’importance de rassembler des artistes multidisciplinaires dans un même lieu. Selon elle, cela contribue à la vitalité des arts et la culture francophone en minorité.

Vu de l’extérieur, on sent qu’il y a quand même un pôle à Saskatoon.

Lise Leblanc, la directrice de l’Association des groupes en arts visuels francophones

« On parle maintenant de hub créatif [...]. C’est très important qu’ils se réunissent et qu'ils investissent ces lieux-là pour les faire vivre. Ça crée une synergie. Ça crée des pôles de créations, mais il faut que ça puisse vivre, se régénérer », explique-t-elle.

Saskatchewan

Arts visuels