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La quantité de phosphore dans le lac Saint-Jean préoccupe le ministère

Plage avec des vagues vertes
Des algues bleues Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Sept municipalités du Lac-Saint-Jean devront investir 11 millions de dollars afin de réduire les rejets de phosphore de leurs usines d'épuration. Une situation que déplorent les élus qui estiment que les normes gouvernementales sont trop sévères.

L'état du lac Saint-Jean est classé préoccupant par le ministère de l'Environnement, en raison du risque d'apparition d'algues bleu-vert.

Afin de répondre à la norme du ministère, les municipalités riveraines doivent donc limiter la présence de phosphore dans les rejets de leurs systèmes d'épuration des eaux usées.

Cette norme est fixée à 0,3 gramme par litre afin d'éviter que le phosphore en excès nourrisse les cyanobactéries. Pour sept municipalités, soit Dolbeau-Mistassini, Roberval, Chambord, Saint-Prime, Métabetchouan-Lac-à-La-Croix, Saint-Gédéon et Saint-Henri-de-Taillon, les rejets dépassent la norme.

Du côté de Roberval, par exemple, les rejets atteignent 0,8 gramme par litre. Pour corriger la situation, la Municipalité devra donc investir à elle seule 3 millions de dollars dans un système de traitement.

Le maire Sabin Coté trouve que les normes du gouvernement sont trop sévères. Selon lui, on ne constate plus de présence importante d'algues bleu-vert dans le lac Saint-Jean.

Ça nous apparaît plus pertinent d'aider les petites municipalités qui n'ont pas encore de système de filtration que de mettre une pression anormale sur les municipalités qui ont un excellent système de traitement, précise M. Côté.

Quant à la municipalité de Saint-Prime, le maire Lucien Boivin a décidé de se plier aux exigences, même si certains projets étaient en attente de financement.

D'après le reportage de Denis Lapierre

Saguenay–Lac-St-Jean

Environnement