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Poursuivis par René Bellemarre, ils plaident que celui-ci souhaite les faire taire

René  Bellemare regarde la caméra dans le palais de justice de La Sarre.
René Bellemare se résigne à attendre avant de connaître sa sentence pour attouchement sur une personne de moins de 16 ans. Photo: Radio-Canada / Lise Millette
Radio-Canada

L'ex-entraîneur d'haltérophilie René Bellemarre en est arrivé à un règlement dans deux des huit poursuites qu'il a intentées contre des individus pour avoir fait des commentaires jugés diffamatoires à son endroit.

Un texte de Jean-Marc Belzile

Chantal et Mélanie Ruel se sont entendues à l'amiable avec René Bellemarre, ce qui met un terme à la poursuite intentée par celui-ci pour des commentaires qu'elles avaient émis à son endroit sur le réseau social Facebook. Le montant n'a pas été dévoilé.

Les avocats de deux autres clients ont demandé le rejet des poursuites, vendredi, au Palais de justice de Rouyn-Noranda.

Il s'agit du président du club d'haltérophilie Heraclès, Mario Robitaille, et d'Alexandra Morin.

Leurs avocats jugent qu'il s'agit d'une poursuite bâillon qui vise à priver leurs clients de leur liberté d'expression.

L'avocate de M. Robitaille, Sandra Éthier, plaide qu'il s'agit d'une poursuite bâillon, puisque le seul objectif de M. Bellemarre serait de faire taire son client, de lui faire peur et ainsi le priver de son droit de parole. M. Bellemarre reproche à Mario Robitaille d'avoir partagé des articles de Radio-Canada et du journal Le Citoyen le concernant.

Son avocate a également plaidé que le simple fait de partager un article d'un média ne peut pas être jugé diffamatoire.

Une décision allant dans ce sens serait un frein important à la liberté de la presse, selon elle.

Sandra Éthier demande à ce que René Bellemarre rembourse la totalité des frais d'avocats de son client, en plus de payer 2000 $ en dommages punitifs.

Alexandra Morin, poursuivie pour propos diffamatoires, aurait quant à elle affirmé sur Facebook qu'il était « vraiment taponneux et touchait souvent les cuisses ».

Son avocat, Nicolas Provencher-Lavergne, demande aussi un rejet de la poursuite et 2000 $ en dommages punitifs pour les mêmes raisons.

René Bellemarre affirme avoir des difficultés financières

René Bellemarre affirme que les commentaires portés sur les médias sociaux par ces personnes ont nui à sa réputation et qu'il ne peut plus avoir d'emploi.

Il a été radié par l'Ordre des infirmières et a perdu son droit de pratique comme maître instructeur de la Fondation des maladies du cœur du Québec.

Il affirme avoir des problèmes financiers et que c'est sa femme qui le fait vivre, ce qu'il trouve vraiment humiliant.

Il doit également retirer des REER à l'occasion afin de « survivre », selon lui.

Le juge Jean-Pierre Gervais doit rendre sa décision dans ce dossier d'ici 60 jours.

L'ex-entraîneur d'haltérophilie a poursuivi un total de neuf personnes en 2018, pour des propos jugés diffamatoires à son endroit. Six dossiers sont toujours en cours.

Abitibi–Témiscamingue

Justice