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Taxe carbone : Doug Ford accuse Ottawa de changer la cible de réduction

Doug Ford au micro après la réunion des premiers ministres
Doug Ford a défendu le plan environnemental de son gouvernement. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Le premier ministre de l’Ontario a profité d’un point de presse à la sortie de la rencontre des premiers ministres à Montréal pour dénoncer à nouveau la taxe carbone qu’Ottawa va imposer aux provinces qui n’ont pas mis en place leur propre programme de tarification du carbone.

Un texte de Pascale Bréniel

Il a aussi accusé le fédéral de créer un système injuste qui fera en sorte que certaines provinces devront faire un effort supplémentaire.

Doug Ford a qualifié les échanges entre les premiers ministres d’« excellent dialogue », ajoutant que les premiers ministres étaient d’accord sur certains sujets et en désaccord sur d’autres.

« Tout le monde connaît mon opinion sur la taxe carbone, qui nous coûte des emplois », a-t-il déclaré d’entrée de jeu.

Il a soutenu qu’une tarification du carbone constitue un handicap pour une province manufacturière comme l’Ontario. M. Ford a rappelé que les échanges commerciaux de la province avec les États-Unis s’élèvent à 489 milliards de dollars.

« Comment pouvons-nous être concurrentiels avec des États comme l’Ohio ou le Michigan? », dit-il.

Cela crée de l’incertitude dans l’économie, dans le secteur manufacturier. La menace de cette taxe carbone fait peur aux entreprises manufacturières.

Le premier ministre ontarien Doug Ford

Doug Ford s’est porté à la défense du plan vert de sa province, qui permettra, soutient-il, d’atteindre les cibles de l’Accord de Paris sans l’imposition d’une taxe carbone. « Le moyen pour y arriver n’est pas important, dit-il, ce qui compte, c’est d’atteindre la cible de 30 %. »

Des attentes inégales?

M. Ford soutient que le fédéral veut que certaines provinces fassent un effort plus important que d’autres, parce que l’Alberta, notamment, ne pourra atteindre la cible.

Il accuse Ottawa de changer les règles à la dernière minute. « Nous maintenons le cap sur la cible de 30 % », dit-il.

La ministre fédérale de l'Environnement et des Changements climatiques, Catherine McKenna, au micro lors d'un point de presse  La ministre fédérale de l'Environnement et des Changements climatiques, Catherine McKenna Photo : Radio-Canada

La ministre fédérale de l'Environnement et des Changements climatiques estime que le plan vert ontarien n'est pas crédible.

Soyons clairs : l'Ontario n'a pas l'intention d'atteindre une cible, l'Ontario n'a pas de plan sérieux de lutte aux changements climatiques, il ne s'engage pas à réduire les émissions et pense qu'on devrait pouvoir polluer sans en payer le prix.

La ministre fédérale de l'Environnement et des Changements climatiques, Catherine McKenna

Mme McKenna est d'abord demeurée vague quand les journalistes l'ont pressée de questions pour savoir si l'Ontario devrait réduire davantage ses émissions, comme l'affirme le premier ministre Ford.

« Nous n'avons pas changé le but, a-t-elle finalement répondu. Nous avons eu une bonne discussion autour de la table au sujet de ce que chaque province fait. »

Justin Trudeau a par la suite affirmé que les cibles de réduction des gaz à effet de serre « sont des cibles nationales ». Le premier ministre a cité le retrait de l’Ontario du marché du carbone et le plan de lutte aux changements climatiques du gouvernement Ford qui constitue, à son avis, un recul.

J’ai toujours été très prévisible et ferme dans mon approche du besoin d’agir pour contrer les changements climatiques et s’il y a quelqu’un qui change, c’est le premier ministre Ford.

Le premier ministre Justin Trudeau

L'Ontario fait partie des provinces qui contestent la taxe carbone fédérale devant les tribunaux.

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