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Un nouveau cinéma indépendant bientôt à Sudbury

Cinq adultes souriant posent devant une affiche rouge
Une nouvelle salle de 180 places gérée par Sudbury Indie Cinema consacrera sa programmation au cinéma indépendant. L'ouverture est prévue en février 2019. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

À l'heure de la migration du cinéma sur les plateformes numériques, une nouvelle salle présentera bientôt des films indépendants dans le gymnase reconverti d'une ancienne école.

Un cinéma de 180 sièges doit ouvrir en février 2019 au 162 rue MacKenzie. Équipé d’un matériel de projection dernier cri, il proposera tout au long de l’année une programmation diversifiée de films indépendants canadiens et internationaux, en support numérique, mais aussi sur bobines.

Le tout sous la gouverne de Beth Mairs, la directrice générale de Sudbury Indie Cinema, qui programmait depuis cinq ans des films d'auteurs lors de festivals thématiques et de rétrospectives ponctuelles dans différents lieux de la ville.

Une femme à cheveux courts assise sur des estrades en boisLa directrice générale Beth Mairs se réjouit de pouvoir accélérer le rythme des projections de films grâce à la nouvelle salle. Elle espère présenter une soixantaine de productions, non plus par an, mais par mois. Photo : Radio-Canada

La programmatrice caressait l’ambition d’ouvrir un cinéma à la fermeture du Rainbow, il y a cinq ans, pour pallier le manque de films de répertoire dans la région.

Au Canada, les gens n’ont pas la possibilité de voir les films produits dans leur propre pays. Quant aux films québécois, ils sont rarement projetés ailleurs qu’au Québec.

Beth Mairs, directrice générale de Sudbury Indie Cinema

Cinéma pour cinéphiles

Beth Mairs rappelle que seulement 2 % du box-office canadien provient de films produits au pays et souligne fièrement qu’elle a consacré la moitié de sa programmation à des productions canadiennes parmi les quelque 250 films projetés au cours des cinq dernières années.

Le rythme des séances s’intensifiera : la directrice espère proposer 60 productions par mois et non plus 60 par an.

Notre programmation cible le cinéma-niche, celui de communautés sous-représentées, parfois provocateur, parfois non classé.

Beth Mairs

Ses choix cinématographiques embrassent aussi bien des propositions sélectionnées en festivals comme Cannes, le TIFF ou Sundance, mais aussi des films issus de la communauté LGBT et des réalisateurs autochtones.

une homme ventripotent à béret et écharpeLa nouvelle programmation inclura une séance hebdomadaire de films francophones les samedis. Photo : Radio-Canada

La future affiche inclura également les « ça me dit Cinéma » qui seront consacrés aux films francophones, surtitrés en anglais, selon la disponibilité de la copie.

C’est seulement la troisième salle de cinéma à Sudbury, les deux premières n’ont pas beaucoup de programmation francophone alors ça va permettre de voir un film de grande qualité, chaque samedi soir, à 19h, se réjouit Pierre-Paul Mongeon, conseiller à la programmation artistique.

Un projet sur 5 ans

Les travaux encore en cours représentent l’aboutissement de cinq années de préparation. Ils ont pu débuter grâce à une première subvention de la Fondation Trillium de l’Ontario de 174 000 $. Le coût total du projet de ce nouveau cinéma s’élève à 625 000 $.

Les instigateurs espèrent que le Indie Cinema incitera d’autres organismes culturels à investir l’ancien gymnase qui fut désaffecté pendant 12 ans. Le lieu sera d’ailleurs disponible à la location pour des activités sociales et artistiques.

Avant d’allumer ses projecteurs dans la nouvelle salle, le Sudbury Indie Cinema continuera de présenter sa programmation dans différents lieux du Grand Sudbury.

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