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L’avez-vous vu? L’Atlantide aurait été retrouvée et un dauphin sur Jupiter

Radio-Canada

La civilisation mystérieuse décrite par les Grecs anciens serait située en Espagne, selon des experts, et un dauphin apparaît dans la couverture nuageuse de Jupiter. Voici quelques nouvelles que vous auriez pu manquer dans les derniers jours.

Un texte d’Alain Labelle

1. L’Atlantide, le mythe devenu réalité?

Des colonnes de ruines antiques submergées.Une illustration fictive de ruines de l'Atlantide Photo : iStock

L’existence de cette civilisation mythique aux technologies sophistiquées décrite par le philosophe Platon il y a près de 2400 ans nourrit l’imaginaire populaire depuis des centaines d’années.

Si la cité légendaire a inspiré de nombreuses œuvres de fiction, des groupes d’experts ont tenté au fil du temps d’en trouver les preuves physiques. Certains pensaient avoir trouvé les vestiges de la cité légendaire en Égypte, d’autres au Mexique, et plusieurs dans le bassin méditerranéen ou dans l’océan Atlantique.

Carte fantaisiste de l'Atlantide.Carte fantaisiste de l'Atlantide d'Athanasius Kircher datant de 1678 (le nord est en bas). Photo : Wikipédia

Des Britanniques affirment aujourd’hui en avoir découvert les ruines en Espagne. L'entreprise Merlin Burrow, spécialisée dans la recherche d’objets (bateaux, avions et sites archéologiques) à partir d’images satellites, affirme avoir détecté des ruines qu’elle associe à la cité. Ces ruines, qui compteraient des tours de guet, les restes du temple de Poséidon et une longue digue, sont situées près des côtes espagnoles, dans le parc national de Doñana, non loin de la ville de Séville.

Des prélèvements ont été faits sur place et leur analyse a révélé que le béton présent datait d’il y a au moins 10 000 ans. En outre, la digue semble montrer des dommages importants, qui seraient, selon l'entreprise, le résultat d’un puissant tsunami.

Il faut noter que cette découverte, qui fera bientôt l’objet d’un documentaire, est loin de faire l’unanimité parmi les scientifiques, et certains rappellent que l’existence de ce peuple n’est toujours pas prouvée.


2. Le plus grand pont en plastique imprimé en 3D

Un pont en plastique.L’ouvrage, situé à Shanghai, fait 15,25 mètres de longueur et 3,8 de largeur. Photo : Shanghai Construction Group

Deux entreprises chinoises ont réussi à créer un pont de plastique, le plus grand imprimé en 3D à ce jour.

L’impression 3D a déjà permis de créer des ponts en acier ou en béton, mais celui-ci est le premier de cette envergure construit en plastique.

L’ouvrage, situé à Shanghai, fait 15,25 mètres de longueur et 3,8 m de largeur. D’un peu plus d’un mètre de hauteur, il pèse 5800 kilos.

Le détail de la construction du pont de plastique.Le détail de la construction du pont de plastique Photo : Shanghai Construction Group

Le plastique utilisé résiste à la chaleur et à l’eau, ainsi qu’aux conditions météorologiques extrêmes.

Son impression a été réalisée en une seule étape et a pris plus de 30 jours.

Le pont devrait être installé dans un parc de la ville de Shanghai qui doit ouvrir au public en 2020.


3. La migration animale à l’heure des changements climatiques

Visualisation des migrations animales aux États-Unis.Visualisation des migrations animales aux États-Unis Photo : Université de Washington

C’est connu. Les changements climatiques modifient les habitats et perturbent les écosystèmes des espèces.

Pour les animaux, ce réchauffement signifie qu'ils devront se déplacer vers de nouveaux habitats pour survivre.

Des biologistes américains de l’Université de Washington ont voulu montrer les migrations probables de 3000 espèces de mammifères, d'oiseaux et d'amphibiens en Amérique du Nord et du Sud.

Ils ont ainsi créé une carte des routes migratoires que ces animaux pourraient emprunter pour suivre les climats plus hospitaliers.

Visualisation des migrations animales en Amérique du Sud.Visualisation des migrations animales en Amérique du Sud Photo : Université de Washington

La visualisation qu’ils ont rendue publique cette semaine tient compte des projections du changement climatique et des besoins de chacune des espèces.

Il est possible d’y voir les différents itinéraires projetés, des emplacements actuels à ceux dans le futur.

Selon les chercheurs, les humains devront faciliter ce grand « déménagement animal ». Ils affirment aussi que nous devrons retirer certaines clôtures, multiplier les passages pour la faune sur et sous les principales autoroutes, et mieux penser des infrastructures comme les pipelines et les lignes électriques afin de relier leurs habitats fragmentés par le développement humain.


4. Une brique bio à base d’urine

Une biobrique fabriquée à partir d'urine.Une biobrique fabriquée à partir d'urine. Photo : Université d'Afrique du Sud

Un nouveau procédé de fabrication de briques 100 % biologique à base d'urine, qui ne nécessite pas de chaleur et ne dégage pas de CO2, a été mis au point par des ingénieurs du Cap, en Afrique du Sud.

À l’heure actuelle, la fabrication des briques se fait à haute température (environ 1400 degrés Celsius) et dégage beaucoup de dioxyde de carbone. Les biobriques développées à l'Université du Cap sont à base de sable, de bactéries et d'urine humaine. Cette technique est inspirée de la formation naturelle des coquillages.

Elles sont « cultivées » dans du sable où sont semées des bactéries pour produire une enzyme appelée uréase. Celle-ci réagit avec l’urée présente dans l’urine pour produire un composé semblable à du ciment, qui s’associe avec le sable. Le produit ainsi obtenu peut être moulé et sèche à température ambiante, sans four ni émissions de gaz à effet de serre.

Pour fabriquer une brique, il faut jusqu’à 30 litres d’urine, une matière première récupérée grâce à un urinoir spécial utilisé par les étudiants masculins de l’université.

Son apparence et son poids sont semblables à ceux d'une brique traditionnelle. Son prix doit encore être établi, mais il sera déterminant pour savoir si elle pourra concurrencer la brique classique.


5. Humains et néandertaliens : beaucoup plus qu’une histoire d’un soir

Reconstitution d'un homme de Néandertal.Reconstitution d'un homme de Néandertal Photo : Université de York/Allan Henderson

Les Homo sapiens et les Néandertaliens auraient eu beaucoup plus de rapports sexuels que ce qui était estimé à ce jour, affirment des paléoanthropologues américains.

Nous savions qu’il y a environ 50 000 ans, l’homme moderne a quitté l’Afrique pour se diriger vers l’Europe et l’Asie, où il était voisin des Néandertaliens, présents en Europe depuis au moins 200 000 ans.

Nous savions aussi que cette cohabitation a mené à des rapports sexuels entre les deux espèces, puisque le génome des populations humaines non africaines est constitué d’environ 2 % de celui des Néandertaliens.

De plus récents travaux ont montré que les deux espèces s’accouplaient entre elles beaucoup plus qu’on ne le pensait. Ils ont permis d’établir que l'ascendance néandertalienne est de 12 % à 20 % plus élevée chez les Asiatiques de l'Est modernes que chez les Européens modernes.

Dans les récents travaux, les chercheurs ont comparé les modèles d’ADN de l’homme de Néandertal présents chez des personnes d’ascendance asiatique et européenne. Pour y arriver, ils ont utilisé un algorithme d’apprentissage pour évaluer tous les événements de croisements susceptibles de mener aux modèles d’ADN néandertaliens observés chez les humains.

Leurs observations montrent une relation beaucoup plus complexe entre les deux espèces. Le flux de gènes entre elles était continu dans une région géographique restreinte.

Selon les chercheurs, elles auraient eu de multiples interactions, et probablement de nombreux contacts sexuels menant à des progénitures croisées.


6. Le transport aérien du futur

Illustration du plimp.Le « plimp » est une combinaison d’éléments empruntés à l’avion, l’hélicoptère, mais aussi du dirigeable. Photo : Egan Air

Au premier coup d’œil, l’invention de l’entreprise Egan Air de Seattle aux États-Unis ressemble à un ballon dirigeable traditionnel. Mais détrompez-vous, le « plimp » est en réalité une combinaison d’éléments empruntés à l’avion, à l’hélicoptère, mais aussi au dirigeable.

Le résultat? Une étrange embarcation aux allures de bateau de l’air! Ses créateurs espèrent que leur invention pourra un jour permettre le transport de passagers dans les grandes villes.

D’un coût avoisinant les 4,5 millions de dollars, le « plimp » peut manœuvrer comme un avion, planer, décoller et atterrir verticalement comme un hélicoptère, tout en volant comme un dirigeable. Il possède également des ailes rotatives à hélices,

Illustration d'un plimp.Illustration d'un plimp Photo : Egan Air

Il peut transporter jusqu'à 10 passagers (ou plus de 900 kg de marchandises) et naviguer à une vitesse de 100 km/h.

Ses coûts d'exploitation sont très bas comparativement à ceux d'un hélicoptère traditionnel.

Il utilise l'énergie électrique pour ses décollages et atterrissages verticaux, et un système hybride gaz/électricité prend le relais pour le vol.

En cas de panne, le « plimp » descend jusqu’au sol en toute sécurité grâce à cet hélium.


7. Une tempête « dauphine » sur Jupiter

La planète Jupiter.Un dauphin apparaît dans les nuages de Jupiter. Photo : NASA

La NASA a rendu publique une série d’images captées par sa sonde Juno en orbite autour de la plus grosse planète du système solaire. Il est possible d’y apercevoir une forme de dauphin qui nage dans les bandes nuageuses de l'hémisphère sud de Jupiter.

Ce sont les scientifiques et artistes Brian Swift et Seán Doran qui, en observant des photos publiées sur le site de la NASA, ont remarqué un nuage à la forme étonnante. Ils ont modifié légèrement les couleurs des photos afin de mieux cerner les contours des nuages, ce qui a permis de mieux distinguer la forme de dauphin.

Un dauphin apparaît dans les nuages de Jupiter.Un dauphin apparaît dans les nuages de Jupiter. Photo : NASA

Ils ont ensuite republié les photos sur le compte Twitter de la NASA, en prenant soin de placer le dauphin au centre de l’image afin que sa forme atypique saute aux yeux des internautes.


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