•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des promoteurs immobiliers abandonnent un projet à Toronto après l'opposition de résidents

Le projet tel que présenté par la firme d'architectes Richard Wengle. On voit sur l'image trois maisons de trois étages au-dessus de garages.
Le projet tel que présenté par la firme d'architectes Richard Wengle Photo: Documents déposés auprès de l'Instance locale d'appel de la Ville de Toronto
Radio-Canada

Nouveau rebondissement dans l'affaire qui oppose des promoteurs immobiliers à des résidents d'un quartier de Toronto : à quelques jours de nouvelles audiences, le projet est abandonné.

Un texte de Stéphany Laperrière

Le projet, qui visait à remplacer deux duplex par trois maisons luxueuses dans le quartier Regal Heights, fait face à une opposition citoyenne depuis le début. Le design architectural prévoyait l'excavation du versant d'une colline de l'avenue Springmount, située dans le nord-ouest du centre-ville de Toronto, près de l'intersection de l'avenue St. Clair Ouest et de la rue Dufferin.

Quelques jours avant la tenue de nouvelles audiences sur le projet, les promoteurs ont décidé de mettre fin à leurs démarches devant l'instance locale d'appel de la Ville de Toronto.

L'abandon du projet laisse un sentiment doux-amer au résident Andrew Tay. S'il voit ce dénouement comme une victoire, il reproche aux promoteurs immobiliers de lui avoir fait perdre son temps.

Ce dossier était devant l'instance locale d'appel de la Ville de Toronto depuis près d'un an et ils se sont désistés à quelques jours de la fin, c'est frustrant!

Andrew Tay, résident du quartier Regal Heights

Brentlane Developments demandait l'autorisation de diviser deux terrains en trois et de procéder à des changements de zonage pour permettre la construction des nouveaux bâtiments.

L'entreprise est restée silencieuse sur les raisons l'ayant poussée à abandonner les procédures d'appel, entamées à la suite du refus de la Ville d'autoriser le projet, et n'a pas donné suite à nos demandes d'entrevues.

Il faut dire que l'opposition à ce projet était vive. Une pétition a été signée par plus de 80 résidents et plusieurs d'entre eux ont joint leurs forces pour assurer la représentation de leurs intérêts devant l'instance locale d'appel de la Ville de Toronto, et ce, malgré les défis, explique M. Tay.

Le processus devant ce tribunal est énigmatique et il n'y a pas assez de temps pour comprendre ce qui se passe, dit-il.

Des maisons du quartier Regal Heights. On voit trois maisons, de deux étages, perchées sur une colline. Des maisons du quartier Regal Heights Photo : Radio-Canada / Stéphany Laperrière

Selon lui, l'instance locale d'appel de la Ville de Toronto, qui occupe depuis peu le rôle de l'ancienne Commission des affaires municipale de l'Ontario, devrait être plus accessible pour les citoyens ordinaires.

Je suis vraiment tracassé par ce déséquilibre des pouvoirs, poursuit celui qui, pour l'instant, pourra continuer de vivre dans ce quartier qu'il adore, comme il l'a fait au cours des cinq dernières années.

Nous ne savons pas s'ils [Brentlane Developments] sont partis pour de bon ou s'ils reviendront avec un autre projet, dit-il.

Avec sa verdure impressionnante et son escarpement unique, nul doute que le quartier Regal Heights suscitera à nouveau la convoitise des investisseurs.

Toronto

Politique municipale